Les autres héros du mythe Parker-Duncan-Ginobili

Le "Big Three" de San Antonio vient avec sa 451e victoire de battre un nouveau record.  Mais pour atteindre les sommets, un trio seul ne suffit pas. Sélection subjective de trois autres joueurs qui ont permis la construction du mythe.

Dans la mythologie du basket nord-américain, il est un monstre à trois têtes qui n’en finit plus de tout dévaster sur les parquets. Avec 451 victoires en saison régulière, Tim Duncan, Manu Ginobili et Tony Parker forment, depuis lundi 2 novembre, le trio le plus prolifique de l’histoire de la NBA. Un record de plus pour le “Big three”, qui totalise également quatre titres de champions (2003, 2005, 2007 et 2014 avec les Spurs de San Antonio). Mais derrière ces légendes, se cachent des héros de l’ombre : des joueurs moins médiatiques, aux qualités sportives plus modestes, mais sans qui le mythe Parker-Ginobili-Duncan n’aurait jamais pu voir le jour.

Bruce Bowen, le chien de garde

En 2002, Ginobili n’est pas encore le joueur décisif que l’on connaît, et Parker n’est encore qu’un gamin. Seul Tim Duncan a un titre au compteur, décroché en 1999, aux côtés d’Avery Johnson et David Robinson. Ces deux derniers partis à la retraite, Greg Popovitch, le coach de San Antonio, va mettre en place une équipe très complémentaire, grâce à un recrutement très intelligent, pour placer la star Duncan dans les meilleures dispositions. Bruce Bowen en fait partie. Il finira la saison 2003 avec le plus gros pourcentage de tirs à trois points de la ligue (44,1%). Connu pour son agressivité en défense, souvent à la limite de la régularité, l’ailier se voit souvent confier le marquage du meilleur joueur adverse. En finale, il verrouille la star Jason Kidd, et avec lui, tout le jeu des Nets de New Jersey.

Robert Horry, trois points sinon rien

Robert Horry est l’archétype du joueur de l’ombre. Il totalise pourtant à lui seul 7 titres de champion NBA, avec San Antonio, Houston, Los Angeles et Phoenix. Sous le maillot des Spurs, il tourne à 5 points de moyenne par match. Rien de séduisant. Mais dès que les play-off commencent, cet ailier fort prend feu : il détient le record du nombre de paniers à trois points marqués en finale (53). En 2005 et 2007, il est un grand artisan des deux titres glanés par les Spurs. Ses shoots décisifs en fin de match, et dans les situations tendues sont déterminants, comme lors de la prolongation du match 6 de la finale 2005, face à Detroit.

Kawhi Leonard, une autre légende en devenir

Le score de la finale de 2014 est sans appel. En l’emportant 4 à 1 face aux Cavaliers de Cleveland, les Spurs terminent leur saison en beauté. Mais à côté d’un “Big Three” vieillissant, c’est un jeune crack qui s’illustre. Kawhi Leonard, 22 ans, est élu meilleur joueur de la finale NBA : il est le plus jeune à remporter cette distinction. Grâce à une adresse incroyable (14 points de moyenne à 51% de réussite), il éblouit offensivement. En défense, il met au supplice Lebron James, meilleur joueur de la saison régulière et tue dans l’oeuf toute velléité offensive de Cleveland. L’année suivante, il est élu meilleur défenseur de la ligue.