Les particules à l’assaut de Paris

L’Ile-de-France fait face lundi 2 novembre à un pic de pollution. Les pouvoirs publics déconseillent aux populations à risques (personnes âgées, enfants, et asthmatiques) de s’exposer.

  • Comment sont mesurés ces pics de pollution

L’organisme Airparif est chargé depuis 1979 de combattre cet ennemi invisible. En première ligne, soixante‐dix stations de mesure, réparties dans toute l’île de France. Les “stations de fond” représentent un quartier ou un secteur géographique, et sont placées loin des sources de pollution.  Elles caractérisent la pollution générale à laquelle on est soumis en permanence, quelle que soit son activité. Les “stations de trafic” sont placées au plus près de la circulation, et représentent les environnements les plus touchés par la pollution. Les relevés sont ensuite transmis à un ordinateur central, avant d’être modélisés par une armée de spécialistes : cartes interactives, infographies, historiques, disponibles sur le site ou l’application Airparif.

  • Que représentent les seuils ?

    Mais à Paris, aujourd’hui, rien de nouveau : pour les autorités, il ne s’agit que d’un épisode “moyen”, entre 35 et 50 µg/m3, au‐delà du seuil de “recommandation” fixé à 40µg/m3. Selon les réglementations françaises et européennes, le dépassement de ce seuil met en danger les personnes les plus fragiles (enfants en bas âge, personnes souffrant de troubles respiratoires, personnes âgées). On est encore loin du seuil “d’alerte” (80µg/m3) où les particules menacent la santé de l’ensemble de la population.

  • Quelles zones sont les plus touchées par la pollution ?

La vigilance reste toutefois de mise : le comportement de ces particules est aussi difficile à évaluer que leur impact sur notre santé. Leur tendance à se concentrer dans les souterrains est bien connue, mais il n’existe aucune station de mesure dans les couloirs du métro parisien, où les taux pourraient être beaucoup plus élevés. A proximité du périphérique et des principaux axes (avenue des Champs‐Elysées, autoroute A1 à Saint Denis), la pollution est également supérieure à la moyenne. A mesure que l’on approche du centre, les taux de pollution baissent légèrement.

 

Image 2