Six membres de l’ETA jugés pour le meurtre d’un policier

Six etarras, des membres de l'ETA, comparaissent à Paris pour le meurtre d'un policier en 2010. Ce policier est la dernière victime de l'organisation basque, qui est classée comme terroriste par l'Union européenne.

Le procès de six membres de l’ETA, jugés pour le meurtre d’un policier français en 2010, s’est ouvert lundi 2 novembre devant la cour d’assises spéciale de Paris. Le brigadier‐chef Jean‐Serge Nérin, dernière victime de l’organisation séparatiste basque ETA en France, a été tué dans une fusillade à la suite d’un banal contrôle d’identité.

C’est à Villiers‐en‐Bière, en région parisienne, que le meurtre a été commis. Les six etarras espagnols venaient de voler plusieurs voitures avant le contrôle. L’ETA a d’ailleurs admis être l’auteur de la fusillade, en affirmant cependant qu’elle avait eu lieu « contre sa volonté ». Elle accuse également la police française d’avoir tiré la première.

Izaskun Lesaca Arguelles, qui fait partie des prévenus, a souligné le refus du groupe d’être jugé en France, ne reconnaissant que « la légitimité du peuple basque ». L’etarra, soupçonné d’être à l’origine du coup de feu mortel pour le policier, a d’ailleurs déjà été condamné à la prison à perpétuité en 2013. Il avait été accusé du meurtre de deux jeunes gardes civils en 2007.

L’ETA, qui milite pour l’indépendance du Pays basque et de la Navarre, est placée sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Elle serait à l’origine de la mort d’au moins 829 personnes, notamment dans des attentats. Elle a renoncé à la violence en octobre 2011.