Une centaine de manifestations pour défendre le droit à mourir

La 8e journée pour le droit à mourir dans la dignité a lieu lundi 2 novembre. Dans une ambiance pesante, marquée par la tentative de suicide du Dr Bonnemaison, Jean‐Luc Romero, le président de l’ADMD (Association pour le droit à mourir dans la dignité) renouvelle son appel pour en finir avec la loi Leonetti. Une centaine de manifestations est prévue en France ce lundi.

Dans une interview à 20 Minutes, Jean‐Luc Romero souligne les “dysfonctionnements de la loi Leonetti” qui “donne trop de pouvoir au médecin et reste trop floue”. Il demande “l’accès universel aux soins palliatifs” et “la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté”.

La loi sur la fin de vie présentée par les députés Jean Leonetti (Les Républicains) et Alain Claeys (PS) donne le droit à une sédation “profonde et continue” jusqu’au décès pour les malades en phase terminale, et rend contraignantes les “directives anticipées” des patients. Elle a été adoptée par l’Assemblée nationale en mars, mais le Sénat a adopté une version remaniée le 29 octobre. Le texte se trouve actuellement en commission mixte paritaire, chargée de trouver une version commune aux deux chambres.

Ces manifestations interviennent dans un contexte marqué par les affaires Lambert, Mercier et Bonnemaison. Le docteur Nicolas Bonnemaison a tenté de se suicider samedi, une semaine après sa condamnation à deux ans de prison avec sursis. Son pronostic vital n’est plus engagé. Accusé d’avoir mis fin aux jours de sept de ses patientes en fin de vie, l’ex-urgentiste bayonnais a été reconnu coupable d’avoir délibérément donné la mort à une patiente, Françoise Iramuno, avec la circonstance aggravante de connaître sa vulnérabilité. En revanche, il a été acquitté pour la mort des six autres patients.