Air cocaïne : Nicolas Sarkozy se pose en victime

Dans un entretien paru dans Le Parisien, mardi 3 novembre, Nicolas Sarkozy s’indigne de la géolocalisation de son téléphone portable par la justice. En marge de l’affaire “Air cocaïne”, l’ancien président de la République a également été mis sur écoute. Il demande des explications de la part de Christiane Taubira, jugeant “qu’un traitement lui a été réservé”.

Il veut savoir “au nom de quoi un magistrat a pu prendre de telles mesures”. Il s’interroge également de savoir si la demande de sa mise sur écoute a bien été faite au bâtonnier invoquant sa qualité d’avocat.

Le président du parti Les Républicains remet également en cause l’impartialité du gouvernement, et insinue que Christiane Taubira et François Hollande sont impliqués : “Croyez‐vous qu’on géolocalise le chef de l’opposition, sans que la garde des Sceaux en soit informée ? Et si la garde des Sceaux en est informée, elle ne parle pas avec le président de la République ?”. Pour lui, il est victime d’un traitement de défaveur : “Je n’ai pas plus de droits que les autres, mais je n’en ai pas moins non plus.”

Selon des informations publiées le 1er novembre dans le Journal du Dimanche, le téléphone de l’ancien chef de l’État a été géolocalisé et les factures détaillées de ses communications demandées par la juge marseillaise chargée de l’enquête sur un vaste trafic de drogue transatlantique.