Di Maria, un retour pour oublier le Real

Alors qu'il a été vivement critiqué au match aller, Angel Di Maria doit réaliser un gros match ce soir face au Real Madrid pour que le PSG espère finir en tête de son groupe de Ligue des Champions.

L’international argentin revient pour la première fois au stade Santiago Bernabeu. L’occasion, pour lui, de tourner définitivement la page du Real Madrid. Pour commencer enfin à écrire son histoire au PSG.

66ème minute. Parc des Princes. Le Paris Saint‐Germain piétine face à Madrid lors du match aller de la phase de poules de la Ligue des champions. Sa principale recrue estivale sort la tête de basse. Angel Di Maria vient de livrer une rencontre terne face à son ancienne équipe et le brésilien Lucas le remplace. Comme si, depuis son départ de la Maison blanche, l’ailier argentin ne parvenait plus à retrouver le niveau stratosphérique qui était le sien dans la capitale espagnole.

Les premières critiques sont alors apparues. Paris a‐t‐il recruté le joueur capable d’apporter une dixième Ligue des Champions au Real ou celui qui traînait sa peine sur les pelouses anglaises à Manchester United ? Ces remarques, El Fideo les a mal vécues : “Elles font mal, surtout quand on vient à peine d’arriver. Contre Malmö (2–0), j’ai marqué un superbe but et tout le monde était enthousiaste. Puis face au Real, ça ne s’est pas bien passé, et il y a tout de suite un million de critiques. C’est excessif” déplore‐t‐il au micro de beIN Sports.

Avec une grosse prestation sur son ancien terrain de jeu, Di Maria ferait enfin taire les plus sceptiques. Et pourrait emporter derrière lui, tout un club qui ne rêve que d’une première victoire dans la plus prestigieuse des compétitions européennes.“Il a besoin de faire une grosse performance, ça serait vraiment bien qu’il y parvienne contre son ancien club”, a estimé son entraîneur, Laurent Blanc, lundi en conférence de presse.

Un manque de reconnaissance

Recruté pour 30 millions d’euros au Benfica par le Real, Di Maria a, en quatre saisons, souvent brillé sur le front de l’attaque madrilène (228 matchs, 45 buts, 98 passes décisives). Ses anciens coéquipiers sont d’ailleurs heureux de le retrouver : “C’était un grand honneur pour moi de jouer avec Di Maria et je suis content de le revoir mardi. Je pense que l’accueil va être positif pour lui, il a tout donné pour le club” a déclaré Marcelo pendant la conférence de presse. Mais le dernier finaliste de la Coupe du monde a toujours souffert d’un sérieux manque de reconnaissance. La faute à l’aura gigantesque de certains de ses coéquipiers (Ronaldo, Casillas, Ramos …).

Son histoire madrilène s’est mal finie. Florentino Perez, le président du Real, n’a jamais été un très grand fan de l’argentin et ne s’est pas opposé à son transfert à Manchester United en 2014 contre la somme de 75 millions d’euros. Di Maria garde de cet épisode une rancoeur tenace : “J’ai toujours eu envie de rester, pas de partir. Je suis parti de Madrid comme je suis parti. Je n’ai jamais eu  une grande relation avec lui, même lorsque le Real m’a recruté. Je suis parti comme je suis parti mais je ne suis pas rancunier. C’est un président qui fait ce qu’il doit faire dans son travail. Quand il m’a recruté, il m’a recruté et quand j’ai dû partir, je suis parti…

A Paris, une place à prendre

A Paris, une place est à prendre dans le coeur des supporters. La star suédoise Zlatan Ibrahimovic est en fin de cycle. Edison Cavani ne convainc pas totalement. Des seconds couteaux comme Lucas ou Lavezzi agacent plus qu’ils ne ravissent les spectateurs du Parc.

Ainsi, en accumulant les performances de haut‐niveau, à commencer par ce soir à Bernabeu, Angel Di Maria pourrait devenir la tête d’affiche de la seconde phase du projet qatari. Un leader incontesté et incontestable. Sauf, évidemment, si Cristiano Ronaldo rejoint la ville lumière l’année prochaine.