Les investissements chinois en France atteignent des records

L'entrée au capital d'Areva par la Chine confirme l'appétence de Pékin pour le marché français.

Le rachat d’une partie d’Areva par le groupe chinois CNNC se concrétise. François Hollande a profité de sa visite en Chine pour annoncer, mardi 3 novembre, que l’Etat, actionnaire à 87% du géant français de l’énergie, soutiendra l’accord pour tenter de sauver l’entreprise en sérieuse difficulté. La transaction s’inscrit dans un mouvement de capitaux de plus en plus intense vers la France.

Hausse de 20% depuis janvier

En novembre, les investissements chinois dépassent déjà les chiffres de 2014 alors que l’année n’est pas encore achevée. Selon le gouvernement, les investissements chinois en France ont d’ailleurs progressé de 20% depuis le début de l’année. Pékin s’intéresse à l’énergie pour consolider sa position de leader mondial et aspirer sa forte demande interne, mais aussi au tourisme, secteur de plus en plus dynamique. En mars, le conglomérat Fosun rachetait Club Med à hauteur de 1,1 milliard de dollars. En janvier, la propriété viticole de Château Renon passait aussi sous pavillon chinois.

Un “pays magique”

François Hollande au Temple du ciel (Pékin)

La Chine tend à privilégier de plus en plus la France par rapport à l’Allemagne, deuxième destination pour ses investissements derrière l’Angleterre. Cet apport de capitaux bénéficie plus généralement à l’ensemble de l’Union européenne. En un an, les investissement chinois ont été multipliés par dix. Après une hausse de 40% en janvier, ils progressaient de 68% en février pour atteindre 7,25 milliards selon le ministère du Commerce.

En France, l’afflux de capitaux n’est pas prêt de se tarir. Mardi soir à Pékin, François Hollande courtisait le China entrepreneur Club, un cercle de 47 chefs d’entreprise concentrant pas moins de 5% du PIB chinois. Il a été accueilli par le dirigeant Liu Chuanzi comme un “président magique” venant d’un “pays magique”.