Migrants : l’Etat condamné à mettre de l’ordre dans la jungle

La justice administrative a ordonné à l'Etat de compléter les rares structures sanitaires mises en place dans le bidonville.

La « jungle » de Calais est déjà presque une ville. Pourtant, elle manque encore des structures les plus essentielles. Le tribunal administratif de Lille s’est donc prononcé, lundi 2 novembre, en faveur de mesures d’urgence pour tenter de mettre un terme à la précarité dans laquelle vivent plus de 6000 migrants, dans le plus grand bidonville d’Europe.

L’Etat a été condamné à installer dix points d’eau supplémentaires. Chacun devra comporter au moins cinq robinets et cinquante latrines. Outre ces structures sanitaires, les juges administratifs ont exigé la mise en place d’un système de ramassage des ordures et de nettoyage du site.

Une ville qui manque de l’essentiel

Située à environ une heure du centre de Calais, la « jungle » a déjà des allures de ville. En plus de leurs maisons de fortune, les habitants de ce bidonville ont mis sur pied des églises et des mosquées, des épiceries, mais aussi une école, un théâtre et des restaurants.

Malgré tout, les installations les plus basiques manquent encore. Pour l’instant, les migrants ne bénéficient, par exemple, que de trois points d’eau. Toutes ces mesures doivent être concrétisées dans un délai de huit jours, au‐delà duquel chaque jour de retard coûtera cent euros à l’Etat.