Qui peut arrêter Novak Djokovic ?

Le Serbe qui affronte Berdych ce vendredi en quarts à Bercy est dans la meilleure forme de sa vie.

Novak Djokovic affronte vendredi soir Thomas Berdych pour une place en demi-finale du Tournoi de Paris Bercy, le dernier Masters 1000, l’un des neuf tournois les prestigieux de la saison après les grands chelems. Le Tchèque, vainqueur de Tsonga au tour précédent, aura fort à faire face à un Djokovic dans la meilleure forme de sa vie.

Le numéro un mondial n’a pas brillé lors de son huitième de finale contre Gilles Simon mais il a tout de même remporté le match assez facilement en deux sets : voilà ce que signifie être dans la forme de sa vie. Moyen au service, pas en réussite au revers, il s’est appuyé sur ses qualités de relanceur. A l’arrivée, le résultat ne souffre aucune contestation 6–3, 7–5. L’impression de domination que dégage Djokovic est telle depuis l’US Open qu’on ne voit pas qui pourrait l’empêcher d’aller s’imposer une troisième fois de suite à Bercy. Ce n’est pas Gilles Simon qui dira le contraire : « Je n’étais pas assez fort, il n’a quasiment aucun déchet dans son jeu. Il fait tout avec plus de constance et plus de précision, il est vraiment au dessus. »

L’année de tous les records ?

Le Serbe a déjà remporté cinq Masters 1000  cette saison, comme en 2011. Un record qu’il partage avec Rafael Nadal qui avait réalisé l’exploit lors de la saison 2013. C’est bien simple, ils ne sont que deux à l’avoir battu en Masters 1000 cette saison : Andy Murray à Montréal et Roger Federer à Cincinnati, les deux fois en finale et sur dur. Cela pourrait bien être l’année de tous les records pour le numéro un mondial qui a l’opportunité de porter son total à 6 Masters 1000 en une seule année, un exploit que ni Roger Federer, ni Rafael Nadal n’ont réalisé. Sa victoire finale à Shanghai a aussi permis à «Nole» de cumuler 16 785 points au classement ATP le 19 octobre, un autre record.

Objectif Grand Chelem

C’est un exploit qui n’a pas été réalisé depuis Rod Laver en 1969 : une autre époque. Djokovic s’est arrêté au petit chelem ­— remporter trois tournois du grand chelem lors de la même saison — cette année. Si cette performance passe presque inaperçue au milieu de la saison phénoménale du Serbe, il est néanmoins le premier joueur à remporter trois levées du Grand chelem depuis… lui-même en 2011. Après Federer et Nadal en leur temps, Djokovic semble désormais le plus à même de réaliser un Grand Chelem. Une raison à cela : le jeu développé par le Serbe combine à merveille les points forts des autres cracks du circuit : la défense et la couverture de terrain de Murray, la justesse technique de Federer et la puissance de Wawrinka. C’est d’ailleurs ce dernier qui lui a barrée la route du Grand Chelem cette année. Le Suisse s’était imposé en finale de Roland-Garros à la surprise générale.

Berdych va tout faire pour contrarier Novak

Avec Federer sorti par Isner, Murray et Wawrinka sont les seuls qui semblent en mesure d’arrêter le numéro un mondial dans sa quête d’un sixième Masters 1000 historique. Mais d’abord il faudra passer l’obstacle Thomas Berdych contre lequel il n’a plus perdu depuis le tournoi de Rome en 2013, une autre époque. Le Serbe a prévenu qu’il ne prenait pas ce quart à la légère : « Thomas (Berdych)est un joueur plus puissant et qui sert mieux que Gilles (Simon), je vais devoir m’ajuster tactiquement pour gagner, il ne faut pas que je reste dans ma zone de confort. » C’est bien çela le problème pour les adversaires du Serbe, à force de s’ajuster tactiquement contre tous les meilleurs joueurs du circuit, sa zone de confort recoupe pratiquement tous les aspects du jeu. Nul doute que Berdych va tout faire pour contrarier Novak mais aujourd’hui le tennis est un sport où deux joueurs s’affrontent et à la fin c’est Djokovic qui gagne.