Régionales : à droite, ces voix divergentes qui critiquent la stratégie du “ni-ni” de Sarkozy

Au sein du parti Les Républicains, au lendemain des élections régionales qui ont vu le Front National (FN) arriver en tête dans six régions sur treize, les langues se délient et les stratégies divergent.

Le président du parti d’opposition, Nicolas Sarkozy, défend depuis hier soir la ligne du “ni Front National ni Front républicain” pour les régions concernées par une triangulaire. Si le bureau politique soutient très majoritairement cette décision, plusieurs voix se sont élevées pour la dénoncer.

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a ouvert le feu sur France Inter en mettant en garde : “La République est en train de s’effondrer”. Pour lui, “il faut des messages clairs, des messages nets, des messages sans ambiguïté : quand on est troisième, on se retire”.

Autre personnalité du parti à prendre position contre la stratégie de Nicolas Sarkozy : Nathalie Kosciusko-Morizet. L’ancienne ministre de l’environnement a déclaré que “le FN est l’ennemi de la Nation, des valeurs républicaines”, avant d’ajouter que “défendre les valeurs républicaines, c’est l’essentiel du combat’ ”

Les critiques sont ensuite venues d’Hervé Mariton et d’Eric Woerth. Ce dernier, habituellement proche de l’ancien président de la République, évoque une droite sans “leader officiel, (ni) légitime”. Nicolas Sarkozy, selon le député (LR) de l’Oise, “ne porte pas les couleurs officielles de l’ensemble du parti”.

Hervé Mariton, député (LR) de la Drôme, n’a pas hésité, sur les ondes de Sud Radio, à charger le chef des Républicains. “On ne peut pas retrouver la confiance des Français en mettant en avant comme principale proposition de l’opposition quelqu’un qui a été clairement sanctionné par les Français en 2012″, a‑t-il asséné.

Hervé Mariton a cependant soutenu la ligne du “ni-ni” et dénonce même l’erreur de l’UDI, parti allié, qui appelle ses candidats arrivés en troisième position à se retirer en faveur de la gauche.