Quand François Hollande se réjouit des résultats du premier tour

Europe 1 révèle ce mardi que le président de la République aurait accueilli avec optimisme les résultats du premier tour des élections régionales, qui ont pourtant vu le Front national récolter un score historique.

Il reste dans l’ombre des élections régionales. Ne tiendra aucun discours avant la fin décembre. En coulisses, pourtant, François Hollande se voit en maître du jeu. Le président donne ses consignes. C’est même lui qui a lancé l’idée du retrait des listes socialistes dans les trois régions où le Parti socialiste (PS) est arrivé troisième et le Front national (FN) premier.

Et pour cause. Europe 1 révèle ce mardi que le chef de l’Etat considère que la situation est loin d’être catastrophique. Politiciens et médias s’alarment sur la montée en force du FN, arrivé en tête de six régions ? François Hollande, lui, préfère voir que les socialistes peuvent arracher cinq ou six circonscriptions. Quand la droite, elle, n’a aucune certitude de prendre la tête d’une seule.

C’est avec l’objectif de 2017 en tête que le résident de l’Elysée a choisi l’attitude à adopter. Selon lui, il n’y avait pas d’autre choix que d’accepter de sacrifier trois régions (le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne et la Provence-Alpes-Côte d’Azur). Si la gauche n’avait pas tout fait pour empêcher l’avancée de l’extrême-droite, elle aurait perdu toute crédibilité morale en vue des élections présidentielles.

C’est avec le même objectif à moyen-terme que le chef de l’Etat a choisi de se draper dans le silence. En cette période d’état d’urgence, François Hollande veut incarner le président de tous les Français. Loin des discours partisans, il prend de la hauteur. A son parti, désormais, d’aller au front. Et peut-être pense-t-il aussi que son premier ministre, Manuel Valls, y a toute sa place.