Régionales : le clan Masseret se fissure dans le Grand Est

Soixante-dix désistements de colistiers ont été enregistrés depuis lundi après-midi, sur la liste du candidat PS, Jean-Pierre Masseret. Cela pourrait pousser la tête de liste à se retirer pour le second tour des élections régionales dans le Grand-Est.

Jean-Pierre Masseret avait pris de court ses colistiers. Avant de déposer lundi après-midi en préfecture sa liste pour le second tour des régionales en Alsaces-Champagne-Ardenne-Lorraine contre l’avis du Parti Socialiste, le candidat Jean-Pierre Masseret n’a pas consulté l’ensemble des 189 candidats inscrits sur sa liste.

Cela pourrait lui coûter cher. Depuis le dépot de la liste, plus de 70 colistiers se seraient désistés, selon plusieurs sources socialiste dans la région. A l’image de Maxime Munschy et de Chloé Bourguignon.

Ces deux jeunes colistiers ont annoncé leur démission sur le réseau social Facebook, mardi matin. Dans une lettre adressée à leurs électeurs, ils espèrent que “d’autres défections suivront pour invalider la liste PS” afin de “faire barrage efficacement au FN”, arrivé en tête dans la région avec 36,06% contre 16,11% pour le PS.

Interrogé sur Europe 1 mardi, Jean-Pierre Masseret assure pourtant qu’il “n’a aucunement l’intention de retirer” sa liste. Tout en n’excluant pas que si 50% de ses colistiers venaient à se désister la liste serait automatiquement invalidée.

Un souhait qu’a émis, sur Twitter, la tête de liste socialiste dans le Bas-Rhin, Pernelle Richardot. La candidate a demandé à sa liste de “se retirer de la liste et a appelé à faire barrage au FN”.

Le compte à rebours a commencé pour ces candidats frondeurs. Ils ont jusqu’à 18 H pour se retirer collectivement, selon l’article L352 du Code électorale. Il faut 95 démissions pour invalider la liste.