Scandale de la FIFA : Platini plaide sa cause devant les juges du TAS

Le président de l'UEFA Michel Platini a commencé à plaider sa cause mardi devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), qui doit statuer sur sa suspension provisoire dans l'affaire du paiement controversé de 1,8 million d'euros.

L’enjeu de l’audience est symbolique. Si la plus haute juridiction de la justice sportive annule la suspension provisoire de Michel Platini, ce dernier pourrait alors présider le tirage au sort de l’Euro-2016 samedi soir à Paris. “A titre personnel, c’est beaucoup plus important pour moi de savoir s’il (NDLR : Platini) sera à l’Euro que Benzema”, a affirmé Jacques Lambert, président du Comité d’organisation de l’Euro-2016 en France.

“Je ne dirai rien de plus que ce que je vous ai déjà dit : je dirai la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure”, a déclaré Platini, sourire en coin, dans une brève déclaration aux médias à son arrivée au siège du TAS, à Lausanne, peu avant 14h00. Il était entouré de ses deux conseillers, l’avocat Thibaud d’Alès et le juriste Thomas Clay. L’autre partie, la FIFA, est représentée par l’avocat suisse Antonio Rigozzi, arrivé sur les lieux peu après. Elle sera entendue plus tard dans l’après-midi.

La menace d’une radiation à vie

Le 8 octobre dernier, la justice interne de la Fifa a infligé  à Michel Platini une suspension provisoire de 90 jours de toute activité liée au football en raison d’un paiement controversé de 1,8 milllion d’euros reçu en 2011 de la part de Joseph Blatter, président aujourd’hui démissionnaire de la FIFA et également suspendu, pour un travail de conseiller achevé en 2002.

Cette sanction, qui court jusqu’au 5 janvier 2016, prive l’ex-triple Ballon d’Or de ses fonctions de président de l’UEFA et gèle sa candidature à l’élection présidentielle de la FIFA, qui aura lieu le 26 février. Platini avait d’abord fait appel devant la FIFA, qui l’avait débouté, avant de saisir le TAS le 20 novembre.

S’il obtient gain de cause auprès du TAS, Michel Platini n’est pas pour autant tiré d’affaire. Une menace bien plus lourde pèse sur lui : une radiation à vie du monde du football dans le cadre du jugement sur le fondrendu par la commission d’éthique de la FIFA. La décision est attendue avant Noël.