Attentats de Paris : 3 terroristes non‐identifiés, Abdeslam toujours en fuite

Samy Animour, Omar Ismaïl Mostefaï, et depuis ce mercredi Foued Mohamed‐Aggad… Les enquêteurs connaissent désormais le nom des trois responsables du carnage au Bataclan, le 13 novembre dernier. L’enquête se concentre désormais sur trois kamikazes non‐identifiés. Deux se trouvaient au Stade de France, l’autre parmi les trois assaillants à bord d’une Seat ayant fait feu sur plusieurs terrasses parisiennes. Les analyses ADN laissent penser que ce dernier est en réalité celui qui a déclenché son gilet explosif dans l’appartement de Saint‐Denis, cinq jours plus tard.

Lors de cet assaut, Abdelalhamid Abaaoud a également été tué. Les traces ADN de cette figure de Daech avaient été retrouvées sur une kalachnikov à bord de la Seat. Les enquêteurs le soupçonnent aujourd’hui d’être l’organisateur présumé des attentats les plus meurtriers perpétrés sur le territoire français. Une caméra dans le métro à Montreuil, montre ce Belgo‐Marocain de 28 ans, surnommé Abou Omar al‐Baljiki (« le Belge »), le 13 novembre à 22h près du lieu où la voiture a été abandonnée. Le troisième passager, Brahim Abdeslam, 31 ans, se fait quant à lui exploser au troquet le Comptoir Voltaire.

EN VIDEO: Le point sur ce que l’on sait des terroristes du 13 novembre.

En revanche, son frère, Salah, est toujours en fuite. Ce Français de 26 ans vivant en Belgique a loué des voitures et réservé des logements utilisés par des assaillants. Il est introuvable depuis que des gendarmes de Cambrai l’ont laissé repartir à Cambrai, le lendemain des attentats, au cours d’un banal contrôle routier en direction de la Belgique.

Les enquêteurs le soupçonnent en outre d’avoir convoyé le trio kamikaze du Stade de France. Parmi eux, seul le Français Bilal Hadfi, 20 ans, résidant en Belgique et passé par la Syrie, a été confondu. Des appels à témoin avec photos ont été diffusés pour identifier les deux autres hommes, sans résultat à ce jour. Ces kamikazes s’étaient munis de faux passeports syriens, enregistrés parmi les migrants passés par la Grèce. L’une des deux pièces d’identité correspondrait à un soldat des troupes loyales à Bachar al‐Assad.