Michel Platini fixé sur son sort vendredi

Le Tribunal arbitral du sport devra se prononcer sur la levée ou non de la suspension de Michel Platini. Sa candidature à la présidence de la FIFA, pour le moment gelée, pourrait être en jeu.

Loin du football, près de la justice. Michel Platini saura ce vendredi à 10 heures si le Tribunal arbitral du sport (TAS) maintient ou non sa suspension provisoire de toute activité liée au foot, en vigueur jusqu’au 5 janvier.

L’actuel président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), a été suspendu 90 jours le 8 octobre par la justice interne de la Fédération internationale de football association (FIFA). Elle lui reproche d’avoir reçu 1,8 million d’euros en 2011 de la part de Joseph Blatter, président aujourd’hui démissionnaire de la FIFA et également écarté pour un travail de conseiller achevé en 2002. Les deux hommes seront entendus par la justice interne de la plus grande instance du football mondial les 17 (Blatter) et 18 (Platini) décembre prochains.

Si la suspension provisoire du patron de l’UEFA était levée, il pourrait alors présider le tirage au sort de l’Euro 2016 samedi soir à Paris. Cela serait une victoire symbolique, même si une menace bien plus lourde pèse sur lui : une radiation à vie du monde du football dans le cadre du jugement sur le fond de la justice interne de la FIFA, attendu avant Noël.

L’ancien joueur de la Juventus de Turin était venu lui même plaider sa cause le 8 décembre devant le TAS, juridiction sportive suprême basée à Lausanne (Suisse), qui avait également entendu les avocats de la partie adverse, la FIFA, dans une procédure en urgence.

“Vous savez que je n’aime pas les injustices, j’espère qu’on m’a bien entendu”, avait juste lâché le Français de 60 ans à sa sortie du TAS, souriant, avant de reprendre le volant de sa voiture, accompagné de ses conseils.

L’importance d’une note interne

Cette suspension prive l’ancien joueur vedette des Bleus de ses fonctions de président de l’UEFA et gèle sa candidature à l’élection présidentielle de la FIFA, qui aura lieu le 26 février. Michel Platini a d’abord fait appel devant la FIFA, qui l’a débouté, avant de saisir le TAS le 20 novembre.

L’apparition d’une nouvelle pièce du dossier a son importance : il s’agit d’une note interne de l’UEFA datant de 1998 où Michel Platini est qualifié de futur “employé de la FIFA”, que la défense de l’ex-meneur de jeu met en avant.

Pour le camp Platini, ce document révélé le 6 décembre par l’hebdomadaire français Le Journal du Dimanche, est la preuve “écrite d’un contrat oral” pour un travail salarié et bat en brèche une partie des accusations de la justice interne de la FIFA.