Pékin : Fin de l’alerte rouge à la pollution atmosphérique

L’ ”Airpocalypse” s’éloigne de Pékin pour un temps. L’alerte rouge à la pollution atmosphérique, déclarée pour la première fois dans la capitale chinoise lundi 7 décembre, a pris fin ce jeudi, alors qu’un ciel bleu et ensoleillé remplace l’épais brouillard polluant des derniers jours.

Les autorités de la ville avaient proclamé l’alerte maximale à la pollution pour trois jours, entraînant des mesures drastiques de restriction de la circulation, d’interruption des chantiers et de fermeture des écoles.

Alors que la conférence sur le climat (COP21) bat son plein à Paris, la métropole chinoise a connu coup sur coup deux épisodes d’ ”Airpocalyspe” qui l’ont noyée dans un dense brouillard blanchâtre imprégné d’une âcre odeur de charbon.

https://twitter.com/LapseGo/status/674868596397461504

La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé et cause de décès prématurés, avait dépassé la semaine dernière à Pékin 600 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l’ambassade américaine. Très au‐delà du plafond maximal de 25 microgrammes recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour une exposition de vingt‐quatre heures.

Les mesures d’urgence adoptées “ont été efficaces” a indiqué la municipalité, remerciant les habitants pour leurs “efforts”. La pollution est accrue par l’utilisation de charbon pour le chauffage et la production d’électricité durant l’hiver.