Manuel Valls : “Nous pouvons gagner neuf régions”

Le Premier ministre était l’invité de la matinale de France Inter vendredi. Au micro de Léa Salamé, il s’est montré confiant quant au scrutin de dimanche.

A l’approche du second tour des élections régionales, Manuel Valls se montre optimiste. Le locataire de Matignon estime que la gauche “peut gagner jusqu’à neuf régions”.

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Dans les circonscriptions Nord-Pas-De-Calais et PACA, où le Parti socialiste a fait le choix de retirer ses listes pour faire barrage au Front national, le Premier ministre s’est dit “convaincu que les électeurs de gauche réussiront à voter pour le candidat de droite” et ainsi, empêcher Marine Le Pen et sa nièce, Marion Maréchal Le Pen d’empocher une victoire historique.

Lutter contre le déclinisme

Manuel Valls a plaidé pour un changement “des habitudes politiques”. “Il faut s’adresser aux Français différemment, il faut être à la hauteur des enjeux” a‑t-il expliqué. S’il dit “entendre depuis des années la colère des Français”, il appelle à répondre à une préoccupation qu’il juge majeur, celle de lutter contre le déclinisme : “Je connais la souffrance mais ce n’est pas uniquement en parlant de ces souffrances que l’on pourra avancer.” Il demande de ne pas céder aux inquiétudes : “Nous ne devons pas succomber aux peurs qu’agitent le Front national. Il faut être fier d’être Français. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, la deuxième européenne. Nous comptons dans le monde, de par notre armée, notre culture. J’ai envie de dire que je suis fier d’être Français, que nous pouvons nous en sortir ensemble.”

Le Front national en ligne de mire

Manuel Valls s’est à nouveau montré offensif contre le parti frontiste. Selon lui, les régions qui tomberaient entre les mains du FN auraient “leurs images détruites, leurs entreprises s’en iraient”. “Les Français qui votent pour le Front national votent pour une arnaque. Ils votent pour un parti raciste, antisémite” a‑t-il martelé. Il va même jusqu’à parler de risques d’affrontements : “Il y a deux options, le Front national et la guerre civile ou la République et le rassemblement.” Il en a profité pour glisser une pique à l’humoriste controversé Dieudonné : “On a laissé passer trop de choses, les propos de Dieudonné entre autres.”

Sur l’affaire Bartolone, qui a déclaré que son adversaire en Île-de-France, Valérie Pécresse (LR) était “la candidate de la race blance”, le Premier ministre a botté en touche. “Les pratiques politiques doivent changer, je ne répondrai donc pas à ce buzz” a‑t-il déclaré avant de basculer sur les tarifs des transports en Île-de-France.