Le TAFTA au point mort

Au lendemain de l’ouverture du treizième cycle des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique (TAFTA), la perspective d’un accord s’éloigne. “En l'état, le TAFTA ne pourra pas aboutir”, a mis en garde Manuel Valls.

Depuis lundi 25 avril, les négociateurs sont réunis à New York pour faire avancer les discussions sur le TAFTA, qui durent depuis 2013. Mais la signature du Traité de libre échange transatlantique d’ici à la fin de l’année paraît de moins en moins réaliste. Matthias Fekl, le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur chargé des négociations pour la France, s’est montré pessimiste quant à la perspective d’un accord dans un futur proche. On s’éloigne des chances, ou des risques d’ailleurs, a‑t-il déclaré. Chacun jugera”.

“L’Europe doit se faire entendre en tant que telle”

L’environnement, la transparence et les procédures d’arbitrage constituent les points de blocage des négociations. Le premier ensemble économique au monde, c’est l’Europe, le premier ensemble qui pèse dans le commerce international par sa valeur, par son poids, c’est l’Europe, a asséné Matthias Fekl. L’Europe doit se faire entendre en tant que telle.

Cet accord commercial entre l’Europe et les Etats-Unis vise à supprimer les barrières douanières et réglementaires entre les deux continents. Depuis le début des négociations, les critiques fusent dans la sphère politique et le traité est de plus impopulaire auprès de la société civile. Le gouvernement reste lui prudent quant à ses avancées. La France a fixé ses conditions, la France a dit que s’il n’y a pas de réciprocité, s’il n’y a pas de transparence, si pour les agriculteurs il y a un danger, si on n’a pas accès aux marchés publics et si, en revanche, les Etats-Unis peuvent avoir accès à tout ce que l’on fait ici, je ne l’accepterai pas”, avait alerté François Hollande le 14 avril dernier.