Les intermittents trouvent un accord dans la nuit

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les organisations de salariés et d’employeurs du spectacle ont obtenu un accord avec le patronat sur le régime d’assurance chômage spécifique aux intermittents. Elles continuent toutefois à se mobiliser contre la loi Travail.

L’occupation des théâtres paie. La négociation entre les salariés et employeurs du spectacle a duré dix heures dans la nuit de mercredi à jeudi 28 avril et a permis de trouver un accord qui selon le secrétaire général de la CGT Spectacle Denis Gravouil, « comporte des avancées importantes ».

Le syndicat majoritaire parmi les intermittents se targue d’être parvenu à faire céder les employeurs sur plusieurs points :

  • L’ouverture des droits à l’indemnisation pour les artistes et techniciens à partir de 507 heures travaillées sur 12 mois, au lieu de 10 depuis l’accord de 2003
  • La neutralisation des baisses d’indemnisation après un congé maternité
  • L’augmentation de la cotisation patronale de 1%

Sur LCI, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a enjoint le Medef à avaliser l’accord. L’organisation patronale avait mis le feu aux poudres en proposant un cadrage financier de l’assurance chômage. Pour entrer en vigueur, cet accord de branche devra d’abord obtenir la bénédiction de l’union interprofessionnelle Unedic.

Les occupations de théâtres se sont poursuivies mercredi dans plusieurs grandes villes de France. A Paris, elles se sont soldées par l’annulation des représentations de « Roméo et Juliette » à la Comédie Française et de « Phèdre(s) » au théâtre de l’Europe.

Par solidarité envers le mouvement, plusieurs étudiants de différentes écoles d’art parisiennes ont occupé la Femis, école prestigieuse de cinéma du 18ème arrondissement.

https://twitter.com/CamelBouchoucha/status/725422021878931456

Ne se prononçant pas sur une fin des occupations, la Coordination des intermittents et précaires (CIP) appelle au rassemblement lors de la manifestation contre la loi Travail jeudi après-midi.