Loi Travail : les précédentes manifestations

En attendant d’obtenir les chiffres du nombre de manifestants présents à la mobilisation du 28 avril. Nous vous proposons de revenir sur les précédentes mobilisations contre le projet de loi Travail.

Le 9 mars : Le premier rassemblement d’une longue série

La manifestation rassemble près de 224 000 personnes selon les autorités, entre 400 000 et 500 000 selon les organisateurs.

A Paris, la préfecture de police dénombre 27 000 à 29 000 manifestants.

Le 17 mars : Les jeunes se mobilisent malgré plusieurs amendements portés au texte

Les autorités comptabilisent 69 000 manifestants dans toute la France, dont 9 000 à Paris. La journée est d’ores et déjà qualifiée de « réussite » par l’Unef, qui recense 150 000 personnes.

Plusieurs incidents sont rapportés, notamment à Paris, Rennes et Marseille.

Le 24 mars : Le texte est présenté en Conseil des ministres, les jeunes se mobilisent

Certains défilés dégénèrent, notamment à Paris, Nantes et Rouen (une quarantaine d’interpellations). Un jeune du lycée Henri Bergson à Paris est violemment frappé par un gardien de la paix et la scène, filmée, largement diffusée sur les réseaux sociaux. Le policier sera jugé le 12 mai pour violences volontaires.

 Le 31 mars : La plus grosse mobilisation contre la loi Travail aboutie à la naissance du mouvement Nuit debout 

Le nombre de manifestants double par rapport au 9 mars: près de 390 000 personnes dans 250 villes, selon les autorités. 1,2 million selon les organisateurs.

Bilan : 170 lycées bloqués (sur 2.500). Des incidents éclatent entre manifestants cagoulés et forces de l’ordre, notamment à Paris, Rennes, Grenoble et Nantes avec pour conséquences, une centaine d’interpellations et une trentaine de blessés. A Paris, où la préfecture de police fait état de 26 000 à 28 000 manifestants, est lancée dans la soirée la « Nuit debout », Place de la République, « assemblée citoyenne » dans la lignée des « Indignés » espagnols.

Le 5 avril : Le Retour des jeunes

Quelque 23 800 personnes manifestent dans toute la France, dont 3 200 à 3 400 à Paris, selon les autorités, avec des incidents à Paris, Rennes et Lyon et 177 interpellations au total, essentiellement pour « vérification d’identité ». Une poignée de jeunes font l’objet de poursuites.  L’administration recense 34 lycées bloqués.

La « Nuit debout » s’étend à plusieurs villes comme Rennes, Nantes, Toulouse ou Lyon.

 Le 9 avril : La police et les organisateurs s’accordent sur le nombre de participants

Les cortèges réunissent 120 000 personnes dans toute la France, dont 18 000 à 20 000 à Paris, selon le ministère de l’Intérieur, tandis que les syndicats recensent 110 000 participants dans la capitale.

Le 14 avril: Les jeunes se heurtent une nouvelle fois aux forces de police

Plusieurs échauffourées sont rapportées dans différentes villes. Plus de 1 700 personnes se rendent à la manifestation parisienne.