Djihadisme : ouverture du procès de la « cellule de Verviers »

Le procès de la cellule jihadiste dite « de Verviers » s’est ouvert aujourd’hui en Belgique. Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d’avoir joué un rôle central dans les attentats du 13 novembre à Paris, en était le leader présumé.

Pendant trois semaines, Belges et Français vivront au rythme des révélations. La cellule djihadiste dite « de Verviers » (ville de l’est de la Belgique), démantelée en janvier 2015, est au cœur d’un procès très médiatisé, qui a débuté à 10h30 aujourd’hui. A la barre des accusés : seize prévenus dont quatre actuellement incarcérés.

Ils sont soupçonnés d’avoir planifié un attentat sur le sol belge, déjoué in extremis en janvier 2015. Les autorités belges craignaient que les djihadistes ne prévoient une réplique des attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. On ignore encore aujourd’hui quelle était la cible de cette attaque.

La cellule de Verviers captive, car elle pourrait être également liée aux attaques de Paris et Bruxelles. Abdelhamid Abaaoud, commanditaire de l’attentat du 13 novembre tué lors de l’assaut de Saint Denis cinq jours plus tard, était l’un des leaders du groupe. Il est le grand absent du procès. «Ne pas l’avoir arrêté est quelque chose que l’on a regretté dès le début», a récemment confié le procureur fédéral belge Frédéric Van Leeuw.

Le terroriste belgo-marocain aurait dirigé le groupe de Verviers depuis la Grèce, ce qui lui a permis d’échapper au coup de filet de janvier 2015, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo en France. 10 mois plus tard, il frappait violemment la capitale française, et faisait 130 victimes.

Ce procès devra répondre à des questions cruciales : quelle était la cible exacte de l’attentat déjoué en Belgique en janvier 2015? Cet échec a‑t-il servi de leçon aux jihadistes pour les attaques du 13 novembre à Paris, et du 22 mars à Bruxelles? Qui sont les commanditaires de ces attaques?

Le procès de la cellule de Verviers est même qualifié de « pré-procès » du 13 novembre par plusieurs médias français, tant les enjeux sont importants.