Grèce : les mesures d’austérité votées satisfont l’Allemagne

Après l’adoption de mesures d’austérités très controversées, la Grèce pourrait convaincre l’Eurogroupe de débloquer le dernier volet de l’aide européenne décidée il y a un an. L’Allemagne espère conclure un accord avant la fin du mois de mai.

Une « solution » pour la Grèce d’ici la fin du mois de mai. C’est ce que souhaite le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble. Il l’a annoncé cet après-midi en arrivant à la réunion de l’Eurogroupe, à Bruxelles. M. Schaüble s’est dit « confiant » quant à la poursuite de l’aide financière européenne à Athènes.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des mesures d’austérité nécessaires au déblocage du troisième volet de l’aide européenne ont été votées par la Vouli, le Parlement grec. Le texte, très controversé, prévoit notamment la réduction des retraites les plus élevées, la fusion des multiples caisses d’assurance, l’augmentation des cotisations, des taxes et de l’imposition surtout pour les moyens et hauts revenus. Hier, vingt-six mille personnes ont manifesté dans les rues d’Athènes et de Thessalonique (au nord du pays) pour protester contre ces réformes.

L’été dernier, les créanciers (FMI et UE) se sont mis d’accord sur un troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros. Mais le pays n’a reçu à ce jour que 21,4 milliards, et doit faire face à une échéance de remboursement de quelque 2,2 milliards à la Banque centrale européenne le 20 juillet.

L’Eurogroupe se penche aujourd’hui sur les réformes mises en place en Grèce depuis l’été dernier, et leur impact sur l’économie nationale. Pour la première fois depuis 2010, la discussion sur l’allégement de la dette figure également à l’ordre du jour de cette réunion. Interrogé sur cet allègement éventuel, Wolfgang Schäuble a cependant estimé qu’il lui faudrait plus de garanties de la « soutenabilité » de l’économie grecque.