Pour faire des économies, la Grèce sacrifie ses retraités

Le Parlement grec a adopté, dans la nuit de dimanche à lundi, la réforme des retraites et de l'impôt sur le revenu. Une mesure réclamée par les créanciers, mais dénoncée par les syndicats.

Réveil difficile pour les retraités grecs. La réforme des retraites a été adoptée après plusieurs mois de débats. Elle va générer des économies, mais met en difficulté les plus âgés.

Cette réforme devrait dégager 1,8 milliard d’euros d’économie pour l’Etat, soit environ 1% du PIB. La somme reste loin des 5,4 milliards d’euros d’économie réclamés par les créanciers – au premier rang desquels le FMI et la BCE – à l’horizon 2018.

Mais ces économies vont impacter directement le portefeuille des retraités.

Après l’application de la réforme, cette pension diminuera de 15 %. Soit 112 euros de moins par mois pour chaque retraité. La pension brute moyenne d’un retraité grec plafonne aujourd’hui à 750 euros par mois.

Aucun retraité n’échappera à ces coupes. Les retraites les plus élevées seront aussi sanctionnées. Elles vont passer de 2 700 à 2 300 euros.