Michel Platini, retour sur une année cauchemar

Michel Platini a vu sa suspension de toute activité liée au football réduite de 6 à 4 ans. La consolation est bien maigre pour l'ancien président de l'UEFA. Retour sur une année de chute sans fin pour le Français.

La réduction de six à quatre ans de la suspension de Michel Platini de toute activité liée au football décidée lundi par le Tribunal du Sport, est un nouveau coup sur la tête. La fin du combat est proche pour le Français, qui va désormais se présenter devant la justice suisse pour ce qui devrait être le dernier épisode judiciaire d’une longue saga. Retour sur une année qui aura vu tomber Michel Platini. Définitivement ?

27 mai 2015 : A la demande de la justice américaine, sept haut dirigeants du football international sont arrêtés à Zurich en Suisse. L’acte d’accusation américain parle de 150 millions de dollars de pots-de-vin et de rétrocomissions, depuis les années 1990. Les Mondiaux 2018 et 2022 en Russie et au Qatar en ligne de mire, la justice suisse fait procéder à des perquisitions au siège de la FIFA, la fédération internationale de football, à Zurich.

28 mai : Michel Platini demande à Joseph Blatter de renoncer à un nouveau mandat. Le lendemain le Suisse est réélu.

2 juin : Blatter démissionne finalement et appelle à l’élection d’un nouveau président, prévue le 26 février 2016.

29 juillet : Michel Platini annonce sa candidature à la présidence de la FIFA.

25 septembre : La justice suisse entend Platini comme témoin assisté pour un paiement de 1,8 millions d’euros reçus en 2011, pour un travail de conseiller de Sepp Blatter, achevé en 2002.

8 octobre : La commission d’éthique de la FIFA suspend 90 jours Platini et Blatter. Issa Hayatou, président de la Confédération africaine, est nommé président par intérim.

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9 et 10 octobre : Platini et Blatter font appel de la décision.

19 octobre : Platini admet dans une interview au journal le Monde, qu’il n’y avait pas de contrat écrit pour le versement controversé de 1,8 millions d’euros.

20 octobre : La FIFA annonce que la candidature de Platini à la présidence est gelée tant qu’il reste suspendu.

18 novembre : Les appels de Platini et Blatter sont rejetés en interne par la FIFA.

20 novembre : Platini saisit le Tribunal Arbitral du Sport concernant sa sanction provisoire.

24 novembre : La chambre d’instruction de la FIFA requiert une radiation à vie contre Platini. Ses avocats dénoncent un pur scandale.

16 décembre : Platini décide de boycotter son audition prévue le 18 décembre devant la justice interne de la FIFA pour signifier « sa plus profonde indignation face à une procédure visant à l’empêcher de se présenter à la présidence de la FIFA ».

21 décembre : Platini et Blatter sont suspendus 8 ans de toute activité liée au football par la justice interne de la FIFA.

7 janvier 2016 : Platini indique qu’il retire sa candidature à la présidence de la FIFA : « En me retirant, je fais le choix de me consacrer à ma défense ».

24 février : La chambre d’appel de la FIFA réduit les peines de Platini et Blatter de 8 à 6 ans de suspension. Platini dénonce une « décision insultante, honteuse et un déni de droit ».

29 avril : Entendu toute la journée par le Tribunal Arbitral du Sport, Michel Platini clame son innocence. « Je suis encore plus optimiste » après cette audition, déclare Platini.

3 mai : L’UEFA, la fédération européenne de football, réunie en Congrès à Budapest en Hongrie, annonce une séance extraordinaire du comité exécutif pour statuer sur le cas Platini le 18 mai à Bale (Suisse), dans la matinée précédant la finale de l’Europa League.

9 mai : La suspension de Michel Platini de toute activité liée au football est réduite de six à quatre ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le TAS reconnaît la « validité » du contrat oral liant la FIFA à Michel Platini, pour 1,8 million d’euros, mais « n’est pas convaincu par la légitimité » du versement. Michel Platini annonce sa démission de la présidence de l’UEFA pour « poursuivre (son) combat devant les tribunaux suisses ».