Ex-æquo chez les gagnants et les perdants du jour

C'est l'heure du bilan de ce mercredi 11 mai. Une journée équilibrée, avec une belle égalité entre les gagnants et les perdants.

Gagnant #1 : le community manager de House of Cards

Le compte Twitter de la série américaine a apostrophé notre Premier ministre, Manuel Valls, à propos du recours à la procédure du 49–3.

“La démocratie, c’est tellement surfait” approuve Frank Underwood, le héros de la série, d’un mouvement de la tête. Dans la saison 2, il prononce déjà cette phrase après avoir été nommé vice-président des États-Unis sans avoir une seule fois été élu.

Manuel Valls a répondu de manière très courtoise et britannique, avec une citation de Winston Churchill : “La démocratie est le pire des régimes, à l’exception de tous les autres.”

Franchement, le smiley n’était pas nécessaire.

Gagnant #2 : les homosexuels italiens

Le Parlement italien a aujourd’hui voté en faveur du mariage homosexuel. Une décision attendue depuis longtemps, et sur laquelle le gouvernement de centre-gauche de Matteo Renzi avait engagé sa responsabilité.

Cela fait de l’Italie le 10ème pays de l’Union européenne à légaliser l’union pour les personnes de même sexe.

Crédit : Benson Kua

Perdant #1 : le Crédit Agricole

La banque française est épinglée pour ses pratiques fiscales douteuses dans l’affaire des Panama Papers. Ce mercredi, Le Monde a révélé que le Crédit Agricole aurait administré grâce au cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca plus de 1 100 sociétés offshore depuis les années 1990. La banque s’est expliquée, en affirmant qu’elle traquait les pratiques irrégulières de ses clients, et n’utilisait plus de société-écran depuis 2015.

La “Banque verte” n’est pas seule : le nom de la BNP Paribas est aussi dans les petits papiers du Panama. Ces deux banques étaient déjà au coeur du scandale des Offshore Leaks, en 2013. Bonnes copines, mais mauvaises élèves.

Perdant #2 : Michel Sapin

Le ministre des Finances, accusé d’avoir claqué l’élastique de la culotte d’une journaliste au Forum de Davos, en 2015, a reconnu qu’il avait eu ce jour-là un “geste inapproprié”. Il dénonce tout de même la version “calomnieuse” donnée dans les médias, affirmant qu’il a seulement posé sa main sur le dos de la journaliste.

Une affaire qui risque de lui coller à la peau, surtout que les utilisateurs de Twitter lui ont déjà trouvé un petit nom : le #CulotteGate.