Jeux Olympiques 2020 : Le Japon au cœur d’une accusation de corruption

Le pays du soleil Levant est accusé d’avoir versé des pots de vins dans la course à l’organisation des JO 2020.

 

Le Japon l’assure, l’organisation des Jeux Olympiques de 2020 a été remportée honnêtement. “D’après ma compréhension des faits, le processus de candidature des jeux Olympiques de Tokyo 2020 a été réalisé de manière propre” justifie le porte‐parole du gouvernement.

Tokyo acheté pour 1,3 million d’euros ?

Ces propos qui interviennent au lendemain des accusations de corruption portées par The Guardian. Le quotidien britannique révèle que plusieurs paiements auraient été effectués par les instances dirigeantes la candidature Tokyoïte vers un compte détenu par Papa Massata Diack, le fils de Lamine Diack, ancien président de la Fédération Internationale d’athlétisme (IAAF). Montant total de la transaction : 1,3 million d’euros.

L’affaire est désormais entre les mains de la justice française. Selon cette dernière, Lamine Diack, voix influente auprès du CIO qui décide de l’attribution des Jeux, soutenait au départ la candidature d’Istanbul — un des trois candidats avec Madrid -, avant qu’un sponsor japonais, Dentsu, ne signe un gros contrat avec l’IAAF.

C’est loin d’être une première

Cette polémique jette une nouvelle fois l’opprobre sur l’organisation des Jeux Olympiques et rappelle que toutes les précédentes éditions sont entachées de soupçons de corruption.

Rio en 2016, où le scandale Petrobras qui secoue le Brésil étend ses ramifications jusqu’à l’organisation de l’événement. Soupçons aussi quant à l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi en 2014, les Jeux les plus chers de l’histoire. Selon l’opposant russe Alexeï Navalny, un tiers des 37 milliards d’euros dépensés (8,8 milliards prévu à l’origine) ont profité aux amis du régime Poutine.

Papa Massata Diack, une nouvelle fois impliqué dans un scandale

Autre élément troublant que souligne cette affaire : le rôle joué par Papa Massata Diack. Le fils de Lamine Diack, ancien conseiller auprès de la Fédération Internationale d’Athlétisme, avait déjà été impliqué dans une affaire de corruption, en février dernier.
Il est accusé d’avoir couvert, en échange de pots de vin, les scandales de dopage qui ont bouleversé l’athlétisme russe l’année dernière.

Cette affaire de corruption qui pèse sur le Japon devrait trouver un écho international. D’autant qu’aujourd’hui, David Cameron, le premier ministre britannique, organise un sommet anti‐corruption à Londres.