Brésil : Michel Temer, l’ancien allié de Rousseff devenu président

Michel Temer est le nouveau président du géant sud-américain depuis jeudi. L’ancien vice-président a relégué Dilma Rousseff dans l’ombre. Mais il fait déjà l’objet de critiques.

Michel Temer est le nouveau chef d’Etat du Brésil depuis jeudi 12 mai. L’ancien vice‐président prend la place de Dilma Rousseff, suite à la procédure de destitution à son encontre votée par le Sénat à une très large majorité (55 voix sur 81 sénateurs).

Celui qui veut sortir le Brésil de la crise économique a longtemps été l’allié de la présidente aujourd’hui suspendue le temps de son procès. Mais il prend la tête d’un pays avec une économie exsangue et une population à bout de nerf.

Pour Dilma Rousseff, l’avocat constitutionnaliste de 65 ans est désormais un « traître » qui a précipité sa chute pour s’emparer du pouvoir. Fin mars, le PMDB, le parti de centre droit du nouvel homme fort du Brésil, retirait son soutien à la présidence.

La première femme politique au sommet du pays est accusée d’avoir dissimulé l’ampleur des déficits publics en 2014 et en 2015. Le nom de Dilma Rousseff est cité dans le scandale de corruption de Petrobras qui implique une bonne partie de l’élite politique brésilienne.

Premières critiques

Michel Temer veut « rétablir la crédibilité du Brésil sur la scène nationale et internationale ». Toutefois, le rival de Dilma Rousseff est crédité d’une très faible popularité dans les sondages. Selon un sondage, seuls 1 à 2% des Brésiliens voteraient pour lui.

Le nouveau gouvernement connaît déjà aussi des critiques. L’équipe de 24 ministres ne compte aucune femme et aucune personne de couleur. Michel Temer devra (déjà) composer avec une féroce opposition de gauche.