Nicolas Sarkozy échappe à la justice avant l’élection présidentielle

D’après Le Monde, le patron des Républicains est convoqué devant la justice en juin. C’est pour lui une excellente nouvelle car il est quasiment certain d’éviter tout procès avant les primaires de son parti et la présidentielle de 2017.

Nicolas Sarkozy sera de nouveau face aux juges, mais, paradoxalement, cela devrait faire son affaire. Selon les informations du Monde, l’ancien chef de l’Etat sera convoqué devant la Cour de Cassation face à Patricia Simon et Claire Thépaut au début du mois de juin. Les deux juges souhaitent le confronter à l’avocat Thierry Herzog et au magistrat Gilbert Azibert dans le cadre de l’affaire des écoutes et de trafic d’influence. Cela signifie qu’il ne serait pas renvoyé en correctionnelle avant les primaires de la droite et l’élection présidentielle de 2017, lui permettant d’échapper à une peine d’inéligibilité.

Depuis le début de cette affaire en mars 2014, Nicolas Sarkozy, ancien avocat, a tout mis en œuvre pour ralentir la procédure, à l’aide des moyens juridiques dont bénéficient toute personne mise en examen. L’ancien chef de l’Etat ainsi que Me Herzog ont mis en avant des irrégularités dans leurs convocations. La cour d’appel de Paris a reconnu le 9 mai « un excès de pouvoir » de la part des juges.

Un timing favorable

Nicolas Sarkozy avait déjà gagné du temps dans cette affaire lorsque l’instruction avait été suspendue en septembre 2014 pour examiner une demande concernant notamment l’annulation des écoutes téléphoniques, essentielles dans cette affaire. La récente décision de la cour d’appel est déterminante pour l’ex-Président de la République car c’est la seule affaire pour laquelle il risquait une condamnation, selon le quotidien. Une telle issue aurait pu s’accompagner d’une peine d’inéligibilité fatale à Nicolas Sarkozy avant les primaires des Républicains et bien sûr, la présidentielle.

Compte tenu des rouages de la justice, Nicolas Sarkozy paraît être en bonne posture. Le patron de l’ex-UMP ne serait pas dérangé, même si l’affaire devait se prolonger pendant la campagne présidentielle « en vertu d’une règle non écrite (…) les magistrats observent généralement une « trêve » au moment des échéances électorales », explique Le Monde. Si jamais Nicolas Sarkozy est élu président, la justice ne pourra l’importuner, car il bénéficiera de l’immunité liée au statut du chef de l’Etat. Sinon, il devra subir le sort de tout justiciable ordinaire.