Ça marche comment, un ouragan ?

Alors que l’ouragan Matthew s’abat sur Haïti et menace la côte des Etats-Unis, le point sur ce phénomène naturel aussi impressionnant que destructeur.

L’ouragan Matthew, de catégorie 4, est le plus puissant de la zone des Caraïbes depuis le cyclone Félix de 2007. Après avoir ravagé Haïti, en causant la mort de près de 300 personnes, il menace désormais la Floride, aux Etats-Unis.

Chaleur, humidité, et absence de vent

Un ouragan implique des vents très violents et des pluies torrentielles. On parle communément d’ouragan quand la vitesse du vent égale ou dépasse les 120km/h. Lorsque le phénomène se déclenche dans la région de l’Atlantique Nord, on peut parler d’ouragan ou de cyclone.

Pour qu’un ouragan apparaisse, il faut que trois éléments soient rassemblés: une large zone d’eau chaude, une accumulation d’humidité, et une absence de vent en altitude. On trouve ces trois éléments dans les Tropiques. C’est pour cette raison que cette région est très propice aux ouragans. L’air chaud et humide se déplace à la surface de l’eau, puis se transforme en vapeur. En montant, cette vapeur refroidit et se condense en gouttes d’eau. La condensation libère la chaleur dans l’atmosphère et allège l’air, qui continue à monter et augmente ainsi la vitesse du vent.

En clair, voici ce que ça donne:

Source: tpecyclones-sarah.webnode.fr
Source: tpecyclones-sarah.webnode.fr

Quand un ouragan arrive sur la terre ferme, il disparaît. La raison est simple: il n’a plus son carburant, qui est la mer. Qui plus est, pour qu’il se forme, il faut que la mer soit au moins à 25°C. Les vents d’un ouragan ou d’un cyclone s’enroulent autour d’un axe: c’est l’oeil du cyclone.

Quand l’oeil d’un ouragan passe dans une zone, comme mardi à Haïti, c’est une période d’accalmie. Il y a moins de vent, moins de pluie.

L’intensité des ouragans est classée selon l’échelle de Saffir-Simpson, évaluée en fonction de la vitesse du vent. Cette échelle va de 1 à 5. Attention : cette échelle est uniquement utilisée dans l’océan Atlantique et Pacifique.

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Ils sont prévisibles !

C’est le National Hurricane Center (NHC), centre de prévisions météorologiques situé sur le site de l’Université de Floride, à Miami, qui est en charge de prévoir l’apparition d’ouragans dans l’océan Atlantique Nord et Pacifique Nord-Est. L’organisme existe depuis plus de 100 ans. Les spécialistes observent le phénomène grâce à des images satellites, mais aussi grâce à des avions de reconnaissance qui vont au centre des ouragans. On appelle ces appareils des « chasseurs de cyclones » ou des « chasseurs d’ouragans ». En 2012, une émission de téléréalité  qui les montre à l’œuvre est diffusée aux Etats-Unis.

 

Noms de baptême

Ca ne vous aura pas échappé, les ouragans portent toujours un nom. C’est d’ailleurs à partir du moment où l’on baptise une tempête qu’elle devient, officiellement, un ouragan. Cela signifie que c’est un phénomène important, avec des vents violents. Et qui peut donc être dangereux.

Les mêmes listes sont reprises tous les six ans, sauf pour les noms d’ouragans qui ont causé de nombreuses victimes. Par exemple, il n’y aura plus d’ouragan nommé Katrina, comme celui qui a fait plus de 1800 victimes le long de la côte-sud des Etats-Unis, et plus majoritairement en Nouvelle-Orléans.