Le PCF lance une pétition pour « une candidature unique anti-gouvernementale »

Le Parti communiste français n’a pas encore de candidat pour l’élection présidentielle de 2017. En attendant, il lance jeudi 13 octobre une pétition sur internet pour appeler à une candidature commune de la gauche alternative.

Le Parti communiste français n’a pas encore de candidat pour l’élection présidentielle de 2017. Il lance jeudi 13 octobre une pétition sur internet pour appeler à une candidature commune de la gauche alternative.

Quelle sera la question posée ?

Pour le moment, le texte de la pétition nationale n’est pas encore rédigé mais en bref, « il appellera à soutenir une candidature unique anti-gouvernementale », précise Solène Bjornson-Langen, attaché de presse du PCF.

Est-ce que la pétition permettra de désigner un candidat ?

Rien ne sera décidé avant la conférence nationale du parti le 5 novembre prochain. Pierre Laurent, le secrétaire national , n’a pas l’intention de dévoiler ses intentions avant. Au cours de cette rencontre, trois possibilités seront soumises aux 700 délégués du parti venus de toute la France :

  • ne soutenir aucun candidat ;
  • soutenir une candidature déjà existante comme celle de Jean-Luc Mélenchon ;
  • soutenir une nouvelle candidature communiste.

La décision sera validée par un vote des militants au cours du mois de novembre.

A quoi sert cette pétition alors ?

La pétition est simplement un appui supplémentaire pour soutenir la possibilité d’une candidature de la gauche anti-gouvernement. Le parti ne se fixe pas d’objectifs de signatures à atteindre. Elle pourra rester accessible au-delà de la date du 5 novembre. « Cette pétition est un outil pour le parti, pas un outil de communication »,  précise Solène Bjornson-Langen. L’annonce de cette pétition, samedi 8 octobre, fait suite à la publication des résultats d’un questionnaire « Que demande le peuple ? », lancé au mois d’avril, pour servir de fondements au programme d’un éventuel candidat unique de la gauche. 65 000 personnes y ont répondu, contre un objectif de 500 000 au départ. Parmi les résultats cités par Le Monde, 78% des personnes interrogées jugent que « les responsables de la crise sont les banques, les grands actionnaires et la finance », 69% pensent que les traités européens devraient être renégociés pour mettre fin à l’austérité.