Alpes‐Maritimes : l’ouverture d’un centre pour réfugiés ravive les tensions autour de l‘accueil des migrants

L’ouverture lundi soir d’un « lieu d’accueil humanitaire de transit », établi par des associations à Saint‐Dalmas‐de‐Tende (Alpes‐Maritimes) n’a pas manqué de faire réagir les autorités locales. Le département et la région Paca ont d’ores-et-déjà demandé le « démantèlement sans délai » de ce lieu.

Dans un communiqué, les associations à l’origine de cette initiative justifient l’installation de ce centre d’accueil en pointant du doigt l’absence de réponse des pouvoirs publics, qui, selon elles, fuient leurs responsabilités.

Les réactions des politiques ne se sont pas faites attendre. Le président Les Républicains (LR) du département, Eric Ciotti, et le président LR de la région Paca, Christian Estrosi ont réagi de concert en condamnant unanimement l’ouverture de ce lieu d’accueil humanitaire.

Ces vives réactions s’inscrivent dans la droite ligne des récentes prises de position d’Eric Ciotti sur la question des migrants. Le 22 septembre, le département des Alpes‐Maritimes a voté une motion pour s’opposer à l’accueil de réfugiés en transit depuis Calais. En parallèle, la préfecture n’a identifié aucun lieu dans le cadre du plan gouvernemental de fermeture de la jungle de Calais.

La fermeture de la jungle de Calais à l’origine de la polémique

La fermeture de la jungle de Calais, qui a été approuvée par la justice aujourd’hui, a relancé le débat sur l’accueil des réfugiés. Eric Ciotti, partisan de longue date d’un accueil a minima, profite ainsi de cet événement pour rappeler sa position : dans un communiqué, il affirme qu’ « il s’agit bien là d’aider des étrangers en situation irrégulière, dont nous ne savons rien ».

Ces méthodes permettent selon lui de « déjouer la vigilance de la France à ses frontières, et ce, au moment où la crise migratoire est plus que jamais source de tensions et d’inquiétudes chez nos concitoyens et où la réalité de l’infiltration de djihadistes dans les flux migratoires est incontestable  ».

Les associations assurent ne pas avoir voulu « défier les autorités » mais souhaiter que ces dernières comprennent leur initiative et l’urgence de la situation, selon les propos de George Faye, membre de Roya Citoyenne, une des associations impliquées, à l’AFP.

Avec AFP