Après les attentats, les jeunes s’engagent

Une étude du Credoc met en lumière la hausse de l'implication des jeunes dans des activités bénévoles

Une étude du Credoc met en lumière la hausse de l’implication des jeunes dans des activités bénévoles

Selon une enquête du Credoc (Centre de recherche et de documentation sur l’évaluation des conditions de vie) parue ce mardi 18 octobre, les jeunes sont de plus en plus nombreux à s’engager dans la vie associative. Le renouveau de cet engouement s’explique, notamment, par l’éléctrochoc causé par les attentats du 13 novembre et leurs 130 victimes.

capture-decran-2016-10-18-a-13-31-01

L’enquête, menée auprès d’un panel de 4000 jeunes, met en avant l’importance du bénévolat chez les jeunes : ainsi, 35% des 18–35 ans déclarent donner bénévolement de leur temps en consacrant quelques heures à une association ou autre organisation au moins ponctuellement dans l’année. Un quart (23%) le fait régulièrement, que ce soit chaque semaine (14%) ou chaque mois (9%).

“Non, les jeunes ne sont pas repliés sur eux-mêmes”

Les attentats du 13 novembre 2015 ne sont pas étrangers à ce regain d’intérêt pour le bénévolat : aussi, 89% des nouveaux bénévoles affirment que les tragiques événements ont joué un rôle dans leur engagement. Interviewé par RTL, Patrick Kanner, ministre de la jeunesse et des sports, abonde dans le sens de cette étude.  “Non, les jeunes ne sont pas repliés sur eux-mêmes, a‑t-il commenté. Beaucoup d’entre eux, et de plus en plus, donnent de leur temps pour s’engager au service des autres. Les drames que nous avons connus en 2015 ont amplifié cette soif d’engagement. Les jeunes semblent se détourner des engagements politiques classiques. À nous aussi de réinventer une nouvelle forme de démocratie, pour donner la parole aux jeunes”.


D’une manière générale, les jeunes femmes sont moins engagées dans des activités bénévoles que les jeunes hommes (respectivement 11% et 17% de participation hebdomadaire). De même, le bénévolat est plus présent en zone rurale qu’en moyenne (18% de participation hebdomadaire contre 13% en zones urbaines). L’étude a également relevé une forte corrélation entre le niveau d’études et le taux d’engagement : si 8% des jeunes de 18 à 30 ans dépourvus de diplômes s’astreignent à un engagement bénévole hebdomadaire, ce taux grimpe à 20% chez les détenteurs d’un bac +4.