Ile‐de‐France : La région lance l’ “iPass contraception”

Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, a présenté mardi l'« iPass Contraception », une application et un site destinés à « renforcer l’information et la prévention ».

Géolocaliser des distributeurs de préservatifs ou des centres IVG avec son smartphone, c’est désormais possible pour tous les jeunes Franciliens. Quatre mois après son vote au Conseil régional, l’application et le site « iPass Contraception » ont été lancés mardi par Valérie Pécresse : « C’est une première en France. La Région est pionnière avec ce dispositif qui garantit l’anonymat », s’est félicité la présidente. La collectivité entend ainsi renforcer l’information et la prévention des jeunes en matière de contraception.

Ces outils regroupent des informations pratiques sur le parcours de contraception, dont les consultations et les examens biologiques sont gratuits pour les mineures depuis le 1er juillet.

La plateforme propose aussi une cartographie des lieux de prévention et de soin comme les plannings familiaux, les cabinets de consultations gynécologiques ou les distributeurs de préservatifs. Les horaires d’ouverture sont également mentionnés.

 

Au Planning familial, on dénonce le manque de moyens

A travers ce dispositif, la Région souhaite sensibiliser les jeunes de 15 à 25 ans, en particulier les jeunes filles. Selon elle, 56% des jeunes Franciliennes ont déjà eu recours à la contraception d’urgence, contre près de 43% en moyenne en France.

Ces chiffres mis en avant laissent Isabelle Louis, la présidente‐adjointe de la fédération Ile‐de‐France du Planning familial, relativement indifférente: « Peu importe si le nombre d’IVG ou de prises de contraception d’urgence est fort ou non. Au moins, ça veut dire qu’elles y ont accès. Tant que cela se pratique dans des endroits propices, avec du personnel formé, bienveillant et dans le respect des choix de la jeune fille », avance‐t‐elle.

Jointe par téléphone, la féministe salue l’initiative mais regrette le manque de moyens consacrés aux centres de planification, alors que le centre IVG de Bobigny (Seine‐Saint‐Denis) est menacé de fermeture. « L’information c’est bien. Mais ça ne suffit pas. Dans la région, les centres ferment les uns après les autres. Et, ceux qui restent ne sont pas forcément ouverts aux horaires où les jeunes filles sont disponibles. Hors des heures de cours, par exemple », pointe‐t‐elle.

En France, 76,2% des femmes âgées de 20 à 44 ans utilisent un moyen de contraception régulier.