Le démantèlement de la “Jungle” de Calais validé

Le tribunal administratif de Lille a rejeté mardi, la requête des onze associations contre le démantèlement de la "Jungle" de Calais.

La fin de la “jungle” de Calais se rapproche. Mardi après-midi, le tribunal administratif de Lille a validé le “principe” d’un démantèlement rapide du site. Le recours formé jeudi par onze associations qui critiquaient les méthodes du gouvernement n’a pas été reçu.

Le tribunal a estimé que “le principe même du démantèlement du site de la Lande de Calais ne méconnaît pas le principe de prohibition des traitements inhumains et dégradants. Il vise, au contraire, notamment, à faire cesser de tels traitements.

Cette décision conforte le gouvernement dans sa démarche humanitaire et sa détermination à engager le démantèlement du campement de la Lande dans les meilleurs délais et avant la période hivernale”, se sont félicités Bernard Cazeneuve et Emmanuelle Cosse dans un communiqué commun.

Le site de Calais abrite encore un peu moins de 7 000 migrants, majoritairement soudanais et afghans. Avec parmi eux 1 300 mineurs, dont l’avenir n’est pas réglé. Le tribunal administratif de Lille a souligné que la préfecture s’engagerait sur “un accompagnement spécifique (…) pour assurer leur mise à l’abri immédiate.” Bernard Cazeneuve avait tenté ce matin dans une tribune publiée dans The Guardian, de faire pression sur la Grande Bretagne pour qu’elle accueille les mineurs isolés. Emmanuelle Cosse, la ministre du logement, a elle promis qu’une solution serait proposée pour chaque jeune.

Les autorités n’ont pas encore donné de date officielle pour le démantèlement. Le défenseur des droits Jacques Toubon a lui parlé du lundi 24 octobre.

 

MD / AFP