Carlos Ghosn annoncé futur patron de Mitsubishi Motors

En plus des constructeurs automobiles Renault et Nissan, Carlos Ghosn dirigera Mitsubishi, encore en difficulté après un scandale de maquillage de données sur ses véhicules.

Jamais deux sans trois. Déjà patron du constructeur automobile français Renault et du japonais Nissan, Carlos Ghosn, 62 ans, dirigera Mitsubishi Motors, a affirmé mercredi le journal japonais Nikkei. Le dirigeant est confiant sur la capacité de l’alliance des trois groupes qu’il dirigera à rentrer dans le top 3 des constructeurs automobiles mondiaux.

L’alliance Renault‐Nissan, actuellement quatrième groupe mondial automobile en nombre de véhicules vendus, avait profité de la période très difficile traversée par Mitsubishi Motors en avril 2016 pour l’ajouter à son alliance un mois plus tard. Le groupe japonais faisait alors face à un scandale de maquillage de données sur ses véhicules.

“L’objectif est de faire rentrer Mitsubishi dans notre alliance industrielle, et de développer ainsi les synergies au bénéfice des trois constructeurs”, avait indiqué Carlos Ghosn dans une interview accordée aux “Echos” fin septembre. Il ne cachait alors pas ses ambitions pour le nouvel ensemble Renault‐Nissan‐Mitsubishi, qui pourrait dépasser les 10 millions de véhicules au niveau mondial. “La place de numéro un mondial n’est pas une priorité. Mais, sur le fond, c’est tout à fait atteignable…”, estimait‐il. Toyota n’a qu’à bien se tenir.

Deux groupes déjà proches

L’alliance Renault‐Nissan et Mitsubishi étaient déjà proches. Nissan achetait des mini‐véhicules à Mitsubishi pour les revendre sous sa marque sur le marché chinois. Le 20 avril 2016, Mitsubishi a admis des manipulations de données sur quatre modèles de mini‐voitures, dont deux construits pour Nissan. Le groupe avait également avoué avoir utilisé des tests non homologués au Japon depuis 25 ans. En conséquence, le constructeur japonais devrait accuser au cours de l’exercice 2016–2017 sa première perte financière en huit ans.Nissan avait alors pris en mai 2016 34% du capital du groupe japonais, scellant son arrivée dans l’alliance Renault‐Nissan.

La nomination de Carlos Ghosn doit encore être approuvée par les actionnaires et administrateurs de Mitsubishi en décembre.