Le Front National derrière les manifestations de policiers selon Cambadélis

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis a dénoncé mercredi, la “patte” du Front National dans les récentes manifestations de policiers. Lors d’un point presse au siège du PS à Paris, il a également qualifié de « hors la loi » les manifestations de force de l’ordre qui se sont déroulées ces deux derniers jours.

“Le Front national aujourd’hui se camoufle dans la situation politique”, a déclaré le patron du PS, enchaînant : “Il n’intervient quasiment sur rien, même si nous avons vu sa patte dans les manifestations hors la loi qui se sont déroulées avec les forces de l’ordre hier”.

Jean-Christophe Cambadélis, se référant au cortège de voitures de police qui a défilé dans la nuit de lundi à mardi “en haut des Champs-Elysées”, s’est dit “pour le moins surpris” de voir “des policiers chargés de faire respecter l’ordre, être eux-mêmes facteurs de désordre.”

La réaction du parti de Marine Le Pen, le Front National ne s’est pas faite attendre. Florian Philippot, vice-président du Front national a immédiatement réagi sur twitter.

Le syndicat de police de gauche, CGT Police,  a aussi fait part de son mécontentement vis à vis des propos de Jean-Christophe Cambadélis.

Des centaines de policiers avaient manifesté sur les Champs-Élysées, dans la nuit de lundi à mardi, bravant leur droit de réserve. Le lendemain soir, d’autres rassemblements ont été organisés à Paris et en France.

Les principaux cadres du Front National avait affiché leur soutien à la police sur les réseaux sociaux :  Marine Le Pen, présidente du FN, et Nicolas Bay, secrétaire général du parti  se sont exprimés sur Twitter.

 

Le ras-le-bol des policiers fait suite à une attaque au cocktail Molotov d’un véhicule de police à Viry-Châtillon (Essonne) le 8 octobre, lors de laquelle un adjoint de sécurité (ADS) de 28 ans a été très grièvement brûlé.

Les policiers sur le terrain exigent des renforts, des moyens, se plaignent d’un surplus de gardes dites statiques ou de “mission indues” et réclament que la justice sanctionne sans failles les auteurs de violences.

Cette dernière déclaration risque d’handicaper le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, qui s’entretiendra à 16H30 place Beauvau avec les puissants syndicats de police. Il souhaite “rassurer ceux qui sont inquiets et apporter le nécessaire apaisement”, a‑t-il dit à la sortie du Conseil des ministres.

 

Avec AFP