Polémique sur la “race noire” : comment décrire les suspects des alertes enlèvement ?

L’utilisation de l'expression "un individu de race noire" lors de la diffusion mardi 18 octobre d’une alerte enlèvement a suscité un tollé.

La polémique a enflé au cours de la journée de mercredi suite à la diffusion la veille au soir d’une alerte enlèvement annonçant qu’un “individu de race noire” avait enlevé sa fille, Djenah, âgée d’à peine quatre mois. La réaction sur les réseaux sociaux a été immédiate. Les tweets ont afflué par dizaines pour dénoncer un terme très inapproprié…

Depuis la mise en place du dispositif alerte enlèvement en 2006, le terme “race” n’avait jamais été utilisé pour décrire le/les suspect(s) recherché(s). Le terme le plus courant que l’on retrouve dans 40% des communiqués est “un individu de type” caucasien, méditerranéen, européen, africain, etc.

* Alerte enlèvement de très courte durée ou sur une zone géographique limitée (La Réunion par exemple).

Pierre Januel, porte-parole du ministère de la Justice, a été le premier à déclarer vers 1h du matin que « certains termes du message […] étaient évidemment inappropriés » mais qu’il fallait se concentrer sur la « mobilisation pour diffuser l’alerte et aider les recherches. » L’alerte étant terminée depuis mercredi après-midi, internautes et associations demandent désormais au ministère de la Justice des explications, à l’instar de la LICRA ou de SOS Racisme qui a déclaré que la « mention de la ‘race noire’ dans une communication étatique n’est pas tolérable ».

https://twitter.com/PJanuel/status/788511909108736000