Inde : au moins 24 rebelles maoïstes tués par la police

24 rebelles maoïstes ont été tués lundi 24 octobre dans le centre-est de l’Inde après un guet-apens des forces de sécurité indiennes. Le conflit opposant la rébellion au gouvernement indien dure depuis près de 50 ans.

C’est l’un des épisodes les plus meurtriers de ce conflit cette année. Au moins 24 rebelles maoïstes, dont 7 femmes, ont été tués par les forces de l’ordre dans le centre-est de l’Inde.

Voir aussi : L’Inde face à l’insurrection armée des maoïstes

Après un premier décompte de 18 morts, la police indienne en annonce désormais 24. Ce “bilan est susceptible de monter car il y avait un certain nombre de personnes à cette réunion”, a prévenu M. Dharua, sous-inspecteur du district de Malkangiri dans l’Odisha.

carte_inde Un “corridor rouge”

L’attaque a ciblé la réunion de 30 à 40 rebelles regroupés dans une jungle entre les régions de l’Andhra Pradesh et l’Odisha (centre-est). Parmi les victimes ont pourrait compter un haut responsable de la rébellion selon l’agence Press Trust of India qui cite des sources anonymes dans la police. Deux officiers de police auraient également été blessés dans l’opération selon les informations de la BBC.

conflit_inde_maoistes

La rébellion maoïste est née en 1967 dans le village de Naxalbari, en contrefort de l’Himalaya, d’où ils ont lancé leur “révolution prolétarienne”. Les maoïstes indiens sont présents dans un “corridor rouge”, ensemble de régions à l’Est de l’Inde. Ils disent combattre le pouvoir central pour obtenir des emplois, des terrains et le renforcement des droits des minorités tribales pauvres.

7 000 morts depuis 2005

Cet assaut de la police indienne fait suite à plusieurs attaques des maoïstes. En juillet dernier ce sont dix commandos paramilitaires qui avaient été tués dans l’Etat du Bihar (est) au cours d’un traquenard attribué aux naxalites. En mars, sept policiers ont trouvé la mort dans l’explosion d’une mine dans l’Etat du Chhattisgarh (centre).

Au moins 7000 civils ont perdu la vie dans ce conflit entre 2005 et 2016, selon le site spécialisé South Asia Terrorism Portal. En 2010, l’ex-Premier ministre indien Manmohan Singh avait alors déclaré que le naxalisme était “la plus grande menace interne pour le pays”.