Candidats à la primaire de la droite : leurs succès et leurs échecs

Les 20 et 27 novembre prochains, les électeurs volontaires inscrits sur les listes électorales sont appelés à voter à la primaire de la droite et du centre. Retour sur les résultats électoraux passés des candidats.

A trois semaines de la primaire de la droite et du centre, Nicolas Sarkozy rattrape son retard sur Alain Juppé auprès des sympathisants de la droite selon le dernier sondage Ifop-Fiducial publié mardi 1er novembre. Depuis quinze jours, Nicolas Sarkozy a gagné 2 points pour atteindre le score de 31% alors qu’Alain Juppé a perdu 4 points mais se maintient en tête avec 37% des intentions de vote. François Fillon et Bruno Le Maire sont au coude à coude avec 12% et 11% des voix selon cette enquête commandée par iTELE, Paris Match et Sud Radio. 

Depuis septembre, deux matchs se jouent au sein de cette primaire. Alain Juppé et Nicolas Sarkozy s’opposent pour la victoire alors que François Fillon et Bruno Le Maire bataillent pour la troisième place.

A la veille du débat, tous les candidats à la primaire des Républicains sont focalisés sur les sondages. Faisons un pas de côté en étudiant leur potentiel électoral.

LE MATCH POUR LA PREMIÈRE PLACE

Nicolas Sarkozy : Une implantation dans un bastion de la droite, les Hauts de Seine


Nicolas Sarkozy a un électorat très fidèle. Il n’a jamais perdu ni aux municipales, ni aux cantonales, ni aux législatives dans sa circonscription des Hauts de Seine acquise à la droite depuis plus de cinquante ans. Avec près de 85% de victoires, Nicolas Sarkozy compte deux écueils dans son bilan. Il a perdu aux élections européennes de 1997 et à l’élection présidentielle de 2012 où il n’a pas été réélu. Une question se pose désormais : Nicolas Sarkozy peut-il rassembler au delà de l’électorat de la droite profonde ?

Alain Juppé : Un maire populaire dans sa ville aussi bien à droite qu’à gauche

Alain Juppé a toujours été réélu au premier tour à la mairie de Bordeaux depuis son retour du Canada en 2005. En 2014, il dépasse même les 60% des voix au premier tour alors que François Hollande était arrivé en tête de l’élection présidentielle dans sa ville en 2012. Seule ombre au tableau, lors des élections législatives de 2007, Alain Juppé perd face à Michèle Delaunay au second tour ce qui le pousse à démissionner de son poste de ministre de l’environnement. La question qui se pose alors est de savoir si l’ouverture auprès des électeurs de gauche mobilisera cet électorat les 20 et 27 novembre prochains.

LE MATCH POUR LA TROISIÈME PLACE

François Fillon : une seule défaite dans sa carrière

François Fillon n’a connu qu’une seule défaite dans sa carrière d’élu. Il a perdu aux régionales de 2004 dans sa région des pays de loire. Mais cette campagne s’annonce difficile puisqu’il est annoncé 3ème loin derrière Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. L’inconnue est de savoir si sa droitisation récente est en phase avec l’opinion.

Bruno Le Maire : un candidat contre le cumul des mandats

Bruno Le Maire n’a jamais cumulé deux fonctions électives. Il est député depuis 2007 et a perdu aux régionales de 2010 ce qui lui a permis de ne pas avoir à cumuler deux mandats. Il s’est présenté à peu d’élections par rapport à ses concurrents c’est pour cette raison qu’il se présente comme le candidat du renouveau. Mais Bruno Le Maire n’imprime pas dans les sondages pour le moment.