LIVE — Suivez en direct le deuxième débat de la primaire de la droite

23h15 — C’est la fin de ce deuxième débat de la droite et du centre. Au terme de ces 2h30 de débat, Alain Juppé semble s’être positionné en rassembleur, fort de sa première place dans les sondages des derniers mois. Nicolas Sarkozy a, au contraire, été de nombreuses fois attaqué sur le bilan de son quinquennat qui a occupé près des deux tiers du débat. NKM, son ancienne ministre de l’économie, ne l’a pas ménagé.

23h13 — “Les derniers seront les premiers” plaisante Bruno Le Maire en prenant la parole. “Attention aux références religieuses” lui dit-on… ou musicales. Il affirme cependant vouloir qu’en France, “les lois religieuses se soumettent à celles de la République et non l’inverse”. “Tout est possible, c’est à eux de décider” conclut-il en s’adressant aux électeurs.

23h11 — Pour Jean-Frédéric Poisson, il faudra, si victoire il y a, “changer le cadre de l’action” présidentielle pour que les “réformes à engager puissent être efficaces”.

23h10 — Jean-François Copé entend incarner une France forte qui “remonte sur son cheval, comme Zorro”. 

23h08 — Pour Sarkozy, il faut, encore et toujours, “une alternance forte” et il sent qu’il peut “relever ce défi”. 

23h07 — Il est l’heure pour les sept candidats de conclure. Une minute leur est accordé à chacun. François Fillon ouvre le bal “choisissez la rigueur, choisissez l’honnêteté” en appelle-t-il aux électeurs. Il est suivi de M. Juppé.

23h03 — “Non l’Etat n’est pas l’éducateur de l’enfant” rappelle Jean-Frédéric Poisson qui ne veut pas voir le rôle de la famille minimisé. “Evidemment qu’on supprime le collège unique” qui méprise l’unicité des enfants, ajoute le candidat du PCD.

23h02 — Nicolas Sarkozy et Alain Juppé semblent être d’accord sur une chose: il faut s’intéresser au décrochage scolaire dès les plus petites classes. Selon le maire de Bordeaux, “c’est là que se créent les inégalités”.

23h01 — Pour lutter contre l’échec scolaire, Nicolas Sarkozy ne compte pas ménager les enfants: “Tous les élèves de CP qui ne maîtrise pas les fondamentaux de la lecture ne pourront pas passer en année supérieure.” Pour les jeunes adultes (18–25 ans) sans emploi ni formation, ce sera “le service militaire obligatoire”.

23h — “Oui, je propose l’uniforme, parce que c’est modernes” déclare François Fillon alors que Ruth Elkrief veut savoir s’il prévoit de supprimer des postes d’enseignants. Les journalistes n’auront finalement pas de réponse à cette question.

22h58 — “48% des élèves de CM2 ne savent pas correctement lire et écrire” souligne François Fillon. Il déplore que la France consacre “6% de son budget” à l’éducation. pour un résultat qu’il ne juge pas à la hauteur.

22h56 — M. Copé l’affirme “cela fait des années et des années qu’on aurait dû s’intéresser à l’apprentissage comme les Allemands.”

22h54 — Bruno Le Maire aussi est pour l’autorité à l’école. “L’autorité, c’est la clé d’un système d’éducation qui marche, c’est la bas” affirme-t-il. Il entend aussi s’atteler à l’apprentissage approfondi du français avant l’entrée au collège.

22h52 — “Quand on amène ses enfants à l’école, on veut de l’autorité” assure NKM. “Aujourd’hui, le directeur il note pas les enseignants, il embauche pas les enseignants (…) comment voulez-vous qu’il exerce son autorité?” s’interroge-t-elle.

22h50 — On passe à l’éducation nationale. Un enfant sur cinq à la fin de l’école primaire ne sait pas bien lire et compter, rappelle Laurence Ferrari. Que fera NKM? “Les petits en particulier, ils ont besoin d’avoir le même rythme tous les jours (…) Je propose la suppression des rythmes scolaires” à moins qu’ils soient financés de façon privée.

22h48 — “L’ouverture que je propose, moi, c’est une ouverture à des talents, à la société civile. Et certainement pas aux partis politiques” qui selon lui accélèrent grandement l’installation du FN dans l’opposition.

22h45 — François Fillon revient sur les révélations de “secret défense à des journalistes” par François Hollande dans le livre Un président ne devrait pas dire ça de Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Il n’est pas envisageable selon lui qu’il arrive au second tour.

22h43 — “Pour que François Hollande se retrouve au second tour, il faudrait que nous tous ici ayons été très très très mauvais au cours de cette campagne” souligne Bruno Le Maire à l’évocation d’un second tour Marine Le Pen — François Hollande.

22h42 — “Je n’accepterai jamais que madame Le Pen s’installe dans le fauteuil du président de la République (…) J’ai été président et je ne peux pas l’accepter”. Nicolas Sarkozy contredit NKM et assure qu’il ne se rapproche aucunement du FN.

22h41 — NKM revendique le fait d’avoir été “la seule sur ce plateau à n’avoir pas voté le ni-ni”. Le “ni PS ni FN” est une ligne qu’a longtemps suivi Nicolas Sarkozy, jusqu’à récemment. Au micro de Patrick Cohen, il a déclaré qu’il voterait Hollande, bien qu’il ne le ferait pas de “bonté de coeur”.

22h39 — Jean-Frédéric Poisson, sur ses rapports avec le FN, regrette que l’on juge les idées en fonction de l’étiquette en France.

22h38 — Jean-Frédéric Poisson reproche à NKM d’avoir demandé le parrainage de Robert Ménard, le maire de Béziers. Elle dément à toute vitesse, et balaye l’accusation en affirmant qu’il ne s’agit que de mails automatiques aux destinataires visiblement mal triés. “Je n’aurais jamais accepté” son parrainage assure-t-elle.

22h36 — Le candidat du parti chrétien démocrate bouscule le rythme du débat en posant une question à la cantonade à laquelle personne ne souhaite répondre. Quelques instants de flottements. Mickael Darmon l’interpelle maintenant sur sa position vis-à-vis de Marine Le Pen.

22h34 — Nicolas Sarkozy rappelle à Bruno Le Maire que ce dernier “aurait bien voulu être premier ministre”. Il devait donc être d’accord avec la politique du président, bien qu’il la critique aujourd’hui. L’ex-député de l’Essonne a reproché à M. Sarkozy d’avoir ouvert sa politique à la gauche alors qu’il menait une ligne de droite.

22h32 — Bruno Le Maire reste sur le sujet Bayrou: il refuse que sa “droite(, qui) sait où elle habite” s’allie avec quelqu’un qui a appelé à voter François Hollande. Ce n’est pas tout à fait vrai, le maire de Pau n’avait pas appelé ses électeurs à voter pour le candidat socialiste, mais avait déclaré qu’il voterait à titre privé pour lui.

22h30 — Avant de refuser de répondre à la question de Mickael Darmon sur ses projets avec le centre, NKM prend un instant pour souligner la grève longue de 19 jours à iTélé. Une remarque qu’elle n’avait pas faite à Laurence Ferrari.

22h28 — Notons tout de même que depuis cinq minutes, les candidats s’accordent à dire que François Bayrou ne mérite pas d’être au centre des conversations. Sans pour autant changer de sujet.

22h27 — Jean-François Copé sort les vieux dossiers, il pointe du doigt M. Bayrou qui avait soutenu François Baroin lors d’élections passées. Coup dur pour Sarkozy et son protégés, qui ont passé ces derniers jours à dénoncer l’alliance entre Juppé et le maire de Pau.

22h23 — Le maire de Bordeaux prend la défense du MoDem. Il assure que le parti de François Bayrou leur a permis de remporter plusieurs élections grâce aux voies du centre, notamment dans les Yvelines.

22h22 - “Je vous assure que ce n’est pas volontaire” assure Alain Juppé. Il vient de faire un lapsus entre François Bayrou et Baroin… Nicolas Sarkozy a fait le même hier matin au micro de France Info.

22h18 — Troisième et dernière partie du débat, pour se demander avec Mickeal Darmon: quelle alliance avec le centre?

22h13 — Nouvelle pause dans ce deuxième débat de la primaire à droite. Dans quelques temps, les sept candidats débattrons de la stratégie à adopter face au Front national.

22h09 — Jean-Frédéric Poisson revient maladroitement sur ses voyages en Syrie, provoquant l’hilarité de ses concurrents. Pourquoi a‑t-il été à la rencontre du président Syrien? Pour voir quand il quitterait le pouvoir, répond le chrétien démocrate tant bien que mal.

22h04 — NKM veut de la France qu’elle ait “le même discours à Doha, et à Paris”. Elle dénonce avec véhémence les relations ambigües qu’entretiennent des élus français avec le roi d’Arabie Saoudite, en référence à l’ouvrage de Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Elle propose d’augmenter le budget de l’armée pour combattre avec honnêteté le terrorisme.

21h57 — “La démocratie, quand elle est faible, ça devient l’anarchie puis c’est la dictature” prévient Jean-François Copé qui projette la création d’une justice d’exception pour les djihadistes de retour sur le territoire français.

21h52 — Alain Juppé tient à clarifier les choses : son projet “d’identité heureuse” n’entend pas promouvoir “un laxisme vis à vis du terrorisme”. 

21h50 — Les journalistes abordent désormais le sujet du possible retour de djihadistes français sur le territoire de la République. “Elle est où? Elle est où, cette coalition internationale?” s’interroge Bruno Le Maire qui déplore une inaction problématique de l’Occident.

21h48 - “Les mineurs d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec les jeunes de 1945”, affirme très sérieusement Nicolas Sarkozy… Pour réinstaller la sécurité au sein de la “jeunesse des quartiers” l’ancien chef de l’Etat propose de fixer à 16 ans la majorité pénale.

21h47 — Nicolas Sarkozy et son quinquennat sont attaqués de toutes parts par ses concurrents.  “Il faut arrêter de culpabiliser la France et parler vrai. Avec Chirac et Borloo on a investi des milliards et des milliards dans la ville, jamais la gauche n’en a fait le dixième.”

21h41 — On ne résiste pas à la tentation de vous faire réécouter ce lapsus de Jean-François Copé, immortalisé par BFMTV.

21h37 — “C’est un problème de principe” assure NKM sur la légitime défense des policiers, “et il faut aussi se battre pour les problèmes de principe.” Elle dénonce l’écart entre les possibilités de riposte des militaires et des forces de police. Selon NKM, ces dernières sont tout aussi confrontées au danger.

21h34 — Alain Juppé fait mine de s’étonner: “il faut attendre la fin du quinquennat pour que le garde des Sceaux se rende compte qu’il manque des places de prison.” Le quinquennat de François Hollande est en cause, selon lui, dans la situation actuelle des forces de polices. Voilà deux semaines que des rassemblements de policiers se répètent quasi quotidiennement.  

21h29 — Nicolas Sarkozy est le candidat qui a le plus parlé, pour le moment. 7′36″ de temps de parole pour l’ancien président à 21h29. Alain Juppé au contraire est très en retard avec seulement 4′33″.

21h26 — Nicolas Sarkozy souhaite mettre en place une “présomption de légitime défense pour les policiers” pour que les “représentants des forces de l’ordre et les délinquants” ne soient pas mis sur le même rang. M. Copé pointe la présidence de M. Sarkozy du doigt. Entre 2007 et 2012, le nombre de policiers avait diminué.

21h23 — Après une courte pause, Apolline de Malherbe interroge désormais les candidats sur le thème de la sécurité. Elle revient sur l’agression des policiers à Viry-Chatillon en octobre et sur les règles de légitime défense.

21h21 — Nathalie Kosciusko-Morizet interpelle à plusieurs reprises l’ancien chef de l’Etat à propos du Grenelle de l’environnement qu’elle avait mené pendant son quinquennat. Il l’avait par la suite dénigré. “L’auriez-vous dénigré comme cela si vous aviez gagné en 2012?” “elle se serait fait violence pour participer à nouveau à mon gouvernement” répond un Sarkozy gêné. Mais pas tout à fait capable de répondre directement à l’intéressée. La rancoeur ne semble pas passer chez l’ancienne ministre de l’environnement.

21h15 — Nicolas Sarkozy revient sur la place des femmes dans la politique. Christine Lagarde, son ancienne ministre des finances l’avait été “pour la première fois dans l’histoire de la 5ème république” rappelle-t-il, tout comme il rappelle le nom de toutes ses anciennes ministres.

21h10 — “C’est pas simplement pour faire bien” assure Alain Juppé quand il dit prévoir un gouvernement paritaire. La seule femme parmi les candidats prend alors la parole: “sur ce plateau, un peu, mais en vrai on n’est pas une diversité, on est la moitié de l’humanité!” NKM s’agace que le débat soit axée sur les femmes qui seraient “à la mode ou pas à la mode”. 

21h07 — “Je serais tout à fait à l’aise s’il y avait plus de femmes dans mon gouvernement, même plus que d’hommes”. Jean-Frédéric Poisson provoque un rire gêné chez les journalistes avec sa remarque aux relents sexistes.

21h05 — “Les échecs ça forme, beaucoup plus que les victoires” plaisante Copé, provoquant l’hilarité de la salle et de M. Sarkozy. Il profite de sa prise de parole pour réaffirmer son souhait de gouverner par ordonnance.

21h03 — Nicolas Sarkozy se moque de Bruno Le Maire qui lui a reproché d’être candidat malgré sa défaite en 2012. “Commence par être élu, après tu verras” tance l’ancien chef de l’Etat.

21h01 — “Moi, je choisis de ne pas réformer les institutions, parce que la priorité c’est la reprise économique” précise François Fillon.

21h — Bruno Le Maire évoque la possibilité de voir NKM élue présidente, “tiens, une femme à la tête de la France, ça pourrait faire du bien”. 

20h59 — “Un million de français ont signé la pétition sur Change.org contre la loi travail et elle n’a même pas été discutée au Parlement” s’insurge NKM. La députée de l’Essonne veut mettre en place une démocratie participative, pour que la voix des électeurs ne soit pas entendue que tous les 5 ans lors des présidentielles et législatives.

20h53 — Lapsus révélateur pour Jean-François Copé? Alors qu’il détaillait la ligne politique qu’il compte mener, il déclare par erreur vouloir travailler avec des “ministres de gauche”.

20h52 — Les candidats s’expliquent sur leur rapport à Sarkozy. Ils sont nombreux à avoir travaillé pour lui au cours de son mandat, comme l’a souligné Ruth Elkrief. “Je ne me présente pas contre Nicolas Sarkozy, mais contre le FN et le président sortant qui a abimé la fonction présidentielle” déclare le maire de Bordeaux. François Fillon, lui, sera le contraire de François Hollande, s’il est élu président. Il reproche au candidat sortant d’avoir “rabaissé la fonction présidentielle”.

20h47 — NKM justifie son choix de se présenter, face à Nicolas Sarkozy, dont elle a été la ministre : “Pour moi, être présidente, c’est pas gesticuler avec de l’actualité aux dépends du long terme”

20h43 — “L’Europe vient de signer un accord avec l’Afghanistan, si elle trouvait que c’était dangereux elle l’aurait pas fait”, déclare Nicolas Sarkozy, auteur des accords du Touquet. Selon lui, la France ne peut continuer à accueillir des migrants économiques venus “du Soudan, d’Erythrée, d’Aghanistan” . Ces pays sont pourtant considérés comme dangereux et irrespectueux des droits de l’Homme.

20h37 — “Ce n’est pas parce que la Grande-Bretagne n’est pas très chaude pour négocier qu’il ne faut pas le faire” déclare Alain Juppé à propos du traité du Touquet. Il n’est cependant pas réfractaire à l’accueil des demandeurs d’asile.

20h34 — “On est aujourd’hui le premier hotspot d’Europe” selon Jean-François Copé. Il qualifie le traité du Touquet de 2003 d’ ”énorme erreur”.

20h33 — C’est Jean-Frédéric Poisson qui commence, en vertu d’un tirage au sort. Que fera-t-il pour les milliers de migrants qui sont désormais rassemblés à Stalingrad à Paris? Il ne veut “pas contraindre, jamais, les communes” à accueillir des migrants.

20h32 — Exercice du pouvoir, l’Europe face au terrorisme, l’éducation sont trois des thèmes sur lesquels les journalistes interrogeront les candidats ce soir.

20h30 — C’est parti, le débat va commencer.

20h25 — Les candidats, accompagnés de leurs plus proches conseillers s’approchent des sept pupitres d’où ils s’apprêtent à défendre leurs programmes pendant jusqu’à 23h.

20h23 — Ruth Elkrief pour BFMTV et Laurence Ferrari pour iTélé sont installées à leur table, prêtes à interroger les candidats dans maintenant 7 minutes. Une minute sera accordée à chacun d’entre eux pour répondre aux questions des journalistes. Ils auront également droit à une minute de temps de parole s’ils sont interpellés par un(e) concurrent(e). Edit: Pendant le premier débat, lors d’une interpellation, les candidats ne disposaient que de 30 secondes.

20h05 — Voici le plateau sur lequel s’affronteront ce soir les sept concurrents du débat, dans la salle Wagram à Paris.

20h — Le débat sera retransmis sur iTélé malgré 19 jours consécutifs de grève. Les salariés de la chaîne d’information continue s’opposent à la stratégie de la direction et l’arrivée du journaliste controversé Jean-Marc Morandini. La chaîne rouvrira son antenne le temps du débat, mais ne diffusera pas de programme de 18h30 à minuit comme le souhaitait la rédaction. Elle avait demandé à Audrey Pulvar de lire un message de revendication, ce qu’a refusé la direction. Ce sera donc le débat, et puis c’est tout, sur iTélé, qui célébrera sans enthousiasme ses 17 ans demain.

19h30 — Bonsoir à tous. H‑1 avant le lancement du débat de la primaire de la droite, en direct du la salle Wagram à Paris. Ce débat verra s’affronter une deuxième fois les sept candidats à la primaire de la droite. Nicolas Sarkozy et son ancien premier ministre François Fillon, Alain Juppé, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet Républicains, et Jean-Frédéric Poisson du Parti chrétien démocrate tenteront de séduire les électeurs. Le premier tour de ce scrutin se déroulera le 20 novembre.

Alain Juppé est toujours largement en tête chez les sympathisants de droite avec 42% d’intentions de vote, contre 20% pour l’ancien président de la République. François Fillon remonte à une potentielle troisième place avec 17% d’intentions de vote.

Coup d’envoi de ce débat crucial prévu pour 20h30. Il sera retransmis en direct sur BFMTV, iTélé, RMC et Dailymotion.