Photos: avec les réfugiés de Stalingrad et Jaurès

Il est devenu l'un des camps de réfugiés le plus grand de France après le démantèlement de la "jungle" à Calais. En plein Paris, aux stations de métro Stalingrad et Jaurès, des milliers de réfugiés ont posé leur tente.

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Environ 2000 réfugiés peuplent les trottoirs des stations de métro Stalingrad et Jaurès. Ils sont Soudanais, Somaliens ou encore Afghans. Certains arrivent tout récemment de Calais.

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Mohammed-Ahmed, 20 ans, Soudanais. Arrivé de Calais il y a 3 jours, il assure avoir plus de liberté à Paris : “à Calais, on ne pouvait pas sortir de nos tentes, on était bloqués dans une zone précise. Ici, si je veux bouger, je peux.”

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Dans le camp, on se nettoie comme on peut. Ici, des réfugiés font leur “lessive” dans de petits seaux d’eau.

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Ilyès, 18 ans, Somalien, nous montre l’intérieur de sa tente. Seul, il a traversé l’Ethiopie, la Libye, la Méditerranée et enfin l’Italie pour gagner la France : “il m’a fallu environ 3 mois de voyage pour arriver ici. Maintenant, j’espère obtenir l’asile et trouver du travail.”

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Il parle arabe et coiffe/rase gratuitement ceux qui le veulent. Ce coiffeur/barbier parisien rend service et entend aider les réfugiés à s’entretenir, au moins physiquement, en vue de leurs entretiens pour obtenir l’asile.

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Abdi, 32 ans, Somalien. Journaliste pendant 10 ans à Mogadiscio, il a quitté son pays à cause de la guerre. Aujourd’hui il dort sur un banc : “je n’ai pas de tente. La nuit, je suis obligé de marcher pour ne pas geler.”

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Ils ont traversé la Méditerranée et plusieurs pays pour se retrouver ici, dans une tente, à côté des poubelles, entre le 10ème et le 19ème arrondissement de Paris.

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“No England !” La plupart des réfugiés interrogés sont catégoriques. Ils veulent rester en France. Ousman, un Afghan de 26 ans : “les Français sont gentils. Ils nous donnent de la nourriture et nous parlent, nous aident.”

Depuis novembre 2015, l’Etat français a mis en place 450 Centres d’Accueil et d’Orientation dans la métropole, hors Corse et Île-de-France. Le but est de mettre les réfugiés à l’abri, en plus de les accompagner dans leur demande d’asile.