Julien Barbagallo en solo : retour sur un parcours, de Toulouse à Perth.

Julien Barbagallo sort son deuxième album solo le 28 octobre dernier. Que de chemin parcouru par le musicien et batteur de Tame Impala, surnommé "Big dog" par ses amis australiens.

D'Albi à Toulouse, en passant par Perth en Australie, le multi instrumentiste Barbagallo est de retour en France avec ce nouvel album intitulé "Grand chien", aux accents pop et aux mélodies mélancoliques.

Avec “Grand chien” Barbagallo confirme qu’il est devenu grand.
Originaire d’Albi, Julien Barbagallo est arrivé à Toulouse à l’âge de 20 ans. Fan invétéré de football et du TFC, le toulousain s’est rapidement tourné vers la musique et la batterie dès l’âge de 7 ans. Devenu musicien professionnel à l’âge de 24 ans, il n’a depuis jamais arrêté de donner le rythme, partout où il passe.

Ce nouvel album, composé de dix pistes est une alliance réussie entre les mélodies pop françaises et les exigences du monde indépendant/psychédélique auquel Barbagallo appartient. Barbagallo chante en français et ose les envolées lyriques.

Obsédé par la mélodie, l’album invite à la rêverie.
Elle va toujours être le fil rouge de la chanson. Je cherche à toucher un maximum de gens. Populaire n’est pas un gros mot”.

Julien qui regarde toujours devant lui

 

Les textes de ses chansons sont abstraits, éternels. Ils ne racontent pas d’histoire, mais sont plutôt métaphysiques.
Le premier single, Mungibeddu, m’a été inspiré par une fontaine située dans un village proche de l’Etna. L’eau était belle et fraîche. Elle m’a fait penser au mouvement perpétuel, à l’éternité, aux choses qui nous dépassent” a déclaré Barbagallo dans la Dépêche. 


Le chemin parcouru

Barbagallo a toujours virevolté de groupes en groupes, sans jamais cesser d’écrire et de composer ses propres chansons. Son parcours est semé de rencontres déterminantes, qui ont forgé une carrière déjà bien remplie.

Il se fait connaître du public averti en étant le batteur du groupe toulousain Aquaserge, une formation musicale qui avait pour habitude d’enregistrer dans une “ferme studio” en campagne. Ovni du rock français, Aquaserge (pour “A quoi sers-je”) s’est rapidement transformé en “backing band” de Bertrand Burgalat, le producteur, musicien et créateur du label Tricatel qui a signé des groupes des années 2000 tels que AS Dragon, Les Shades ou plus récemment Chassol.

La majeur partie des membres d’Aquaserge ont joué ou enregistré avec d’autres formations internationales : April March, Stereolab, Acid Mother Temples, Melody Echo Chamber, Tahiti 80 enfin Tame Impala pour Julien Barbagallo.

“Big dog”, le français chez les australiens de Tame Impala

Le groupe Tame Impala est devenu en quelques années les fers de lance d’une scène pop psychédélique en essor continu depuis un peu moins de dix ans. Ces australiens chevelus, menés par le compositeur Kevin Parker, ont imposé leur style et leurs sonorités à travers le globe. Leurs chansons sont passées de mélodies réservées à un public de niche à des hits planétaires, que l’on retrouve même dans des publicités pour des téléphones.

Il y a quatre ans, le toulousain a rencontré Kevin Parker dans un bar à Paris. Après une soirée passée à échanger et à discuter, ils se sont découverts une sensibilité proche et Parker l’a recruté. Barbagallo en est aujourd’hui à plus de 300 concerts avec Tame Impala et entre deux dates il remplit son carnet de chansons et d’idées.

“Grand chien” sera présenté au Point Ephémère à Paris le 6 décembre prochain.