Pollution : le point sur les risques sanitaires et les conseils à suivre

La France connaît ces derniers jours d'intenses pics de pollution. De gros nuages de particules dans les airs qui provoquent de nombreux problèmes sanitaires.

Il ne retombe pas vraiment. L’indice de pollution de l’air qui flotte sur Paris était de 92 mercredi, de 85 ce jeudi et sera de 84 vendredi. Compris entre le niveau élevé et très élevé de l’indice européen Citeair, selon l’Association de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France.(Airparif), ces mauvais chiffres ont poussé la préfecture à maintenir la circulation alternée.

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Particules fines échappées des pots d’échappement, nuages de fumée qui s’envolent des usines : une épaisse purée de pois recouvre la capitale. Le problème de la pollution se pose à l’ensemble du territoire français. Et charrie avec lui des conséquences catastrophiques pour la santé.

L’agence Santé publique France alerte : ” La pollution de l’air est considérée comme la première cause environnementale de décès prématuré dans le monde.” En France, ce sont près de 42.000 décès prématurés par an selon l’OMS. Il faut distinguer les effets qui interviennent dans un laps de temps court et d’autres, plus insidieux, qui se révèlent des années plus tard.

Les effets à court terme :

La pollution aux particules fines peut entraîner l’apparition ou l’aggravation de divers symptômes listés par le Ministère de la santé :

  • Augmentation des symptômes allergiques et des crises d’asthme,
  • Fatigue inhabituelle
  • Irritation des yeux, de la gorge et du nez
  • Hypersécrétion nasale, essoufflement…

Les effets à long terme : 

Les conséquences bénignes peuvent se doubler de troubles plus graves en cas de surexposition ou de problèmes de santé préexistants. Ces derniers jours, le taux de microgrammes de particules par mètre cube d’air est aux alentours de 40 à 50, alors que les effets sur la santé apparaissent à partir de 25 microgrammes. Ces particules se nichent jusqu’au fond des poumons, puis passent dans le sang.

La pollution présente toute l’année et les pics de ces derniers jours aggravent surtout les pathologies cardiovasculaires ou respiratoires. Les personnes les plus sensibles sont les femmes enceintes, les plus de 65 ans, les enfants et les nourrissons.

Conseils :

Il est recommandé de privilégier la respiration par le nez plutôt que par la bouche. Surtout pour les enfants qui absorbent l’air deux fois plus vite que les adultes.

Il s’agit d’éviter au maximum les activités sportives. La pratique du sport entraîne l’augmentation de la respiration et de la ventilation. L’être humain ventile en moyenne 15 000 litres d’air par jour, et la pratique d’une activité sportive peut quadrupler voire multiplier par 5 ce volume.

Méfiez-vous également des trajets en voiture, le taux de pollution est plus élevé à l’intérieur de l’habitacle qu’à l’extérieur. L’air ne circule pas et l’on est cernés par les pots d’échappement et leur fumée noirâtre. Privilégiez donc les transports en commun. Ils seront encore gratuits à Paris vendredi 8 décembre.