L’invité des matinales : Macron n’est pas un “peureux”

Invité dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, l'ex-ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, a justifié son refus de participer à la primaire de la gauche.

Si j’étais un peureux, je n’aurais pas quitté le gouvernement. Moi j’ai pris tous les risques”. Le ton employé par Emmanuel Macron est ferme. Face à Jean-Jacques Bourdin ce matin, le candidat à l’élection présidentielle a répondu aux critiques de la gauche. Sur son refus de participer à la primaire, Macron estime qu’il a “toujours pris ses responsabilités” et dénonce “l’hypocrisie” du Parti Socialiste.

Maintenant que notre rassemblement commence à faire peur, il faudrait qu’on se perde dans la primaire ?”, fait-il mine de s’interroger. Pour lui, la seule légitimité qu’il peut obtenir est celle “du premier tour des présidentielles”. “Je dénonce le jeu des primaires parce que, regardez à droite, François Fillon a pris la main sur un appareil politique mais il a déjà ses frondeurs de demain au sein de son propre camp”, assure celui qui se considère comme le “candidat du travail”. “Je suis clair depuis le début, je me suis lancé seul, sans appareil politique et sans financements publics”, répète Emmanuel Macron.

Sur la récente candidature de Manuel Valls, le chef de file du mouvement En Marche, qui compte selon 120 000 militants, déclare laconiquement qu’il est simplement “l’un des candidats de la primaire” et que ce sont les électeurs qui diront s’il est “l’homme de la situation”. Il “accepte avec plaisir” de débattre avec lui s’il venait à remporter la primaire de la gauche.

Dimanche, Emmanuel Macron sera à la Porte de Versailles pour son premier grand meeting de campagne. Le moment, pour lui, de dévoiler les premières lignes de son programme. “Ce que je veux, c’est de permettre aux Français de pouvoir vivre plus dignement de son travail”, précise-t-il. Interrogé sur le temps de travail, il propose de “maintenir les 35 heures dans la loi” mais donne “la possibilité” aux entreprises de “déroger” à cette règle par accords majoritaires. L’ex-ministre de l’Économie pourra développer ses idées pour se poser comme le seul candidat du centre crédible et capable de remporter l’élection présidentielle en 2017.