Nucléaire : enquête ouverte sur les anomalies dans l’usine Areva du Creusot

Après la découverte d'anomalies de fabrication, la justice a ouvert une enquête pour mise en danger d'autrui, faux, usage de faux et tromperie aggravée.

Depuis 1965, l’usine Areva du Creusot a produit 400 pièces de réacteurs nucléaires, dont une cinquantaine sont en service en France. Le parquet de Paris a ouvert jeudi 8 décembre une enquête sur les anomalies de fabrication de ces pièces, et sur les irrégularités dans les processus de suivi. Le motif ? Mise en danger d’autrui, faux et usage de faux, et tromperie aggravée.

A la suite d’un un signalement de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le 20 octobre, Areva avait lancé un audit sur l’ensemble des 9 000 dossiers de fabrication. L’étude des 400 premiers ont permis de relever 87 irrégularités sur des réacteurs en fonctionnement. Le 25 octobre, le président de l’ASN, Pierre-Franck Chevet, avait dénoncé des ” pratiques industrielles inacceptables “, puis avait évoqué ” un certain nombre de documents qui s’apparentent à des falsifications “. La cuve de l’EPR de Flamanville (Manche) a notamment été fabriquée dans cette usine.