François Fillon ne veut pas “privatiser l’assurance maladie”

Dans une tribune au Figaro, le candidat à la présidentielle affirme qu'il veut continuer à rembourser les soins comme aujourd'hui.

François Fillon répond aux accusations. Ses mesures sur l’assurance maladie inquiétaient jusque dans son propre camp, notamment l’idée de répartition entre “petits et gros risques” dans la prise en charge par la Sécurité sociale. Dans une tribune au Figaro lundi 12 décembre, il a assuré qu’il n’entendait pas “privatiser l’assurance maladie”, qui “continuera à couvrir les soins comme aujourd’hui”.

Dans sa chronique intitulée  “Ce que je veux pour la Sécurité sociale”, il affirme que “la situation de notre système de santé est inquiétante et ceux qui prétendent le contraire sont dans le déni et la démagogie.” Son objectif ? “Sauver notre système de santé qui fut l’un des meilleurs au monde et qui doit le redevenir

J’entends réaffirmer le principe d’universalité dans l’esprit des ordonnances de 1945. L’assurance-maladie obligatoire et universelle, pilier de la solidarité, doit rester le pivot dans le parcours de soins dont le médecin généraliste est l’acteur clé. (…) Elle continuera à couvrir les soins comme aujourd’hui et même, mieux rembourser des soins qui sont largement à la charge des assurés, comme les soins optiques et dentaires.”

Et comme une prise de parole politique ne peut pas se terminer sans une critique, Fillon accuse ses adversaires d’être des “fossoyeurs du modèle social” :

“Ils refusent de voir que ce modèle craque de toutes parts, que le chômage, la pauvreté et les injustices se propagent, que les déficits menacent la solidarité nationale.”