La Russie blâme les Etats‐Unis pour la chute de Palmyre

Après la reprise de la ville de Palmyre par l'organisation Etat Islamique dimanche, le Kremlin pointe "l'absence de coopération" de la part de Washington.

Un coupable tout trouvé pour le Kremlin. Son porte‐parole, Dimitri Psekov, n’a pas hésité à blâmer les Etats‐Unis pour la chute de Palmyre, tombée aux mains de l’organisation Etat islamique dimanche. En cause : la prétendue “absence de coopération avec les Etats‐Unis dans la lutte contre le groupe djihadiste”.

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Nous regrettons qu’il n’y ait toujours pas de coordination des actions ni de coopération réelle avec les autres pays, en premier lieu avec les Etats‐Unis qui ne veulent pas coopérer” avec la Russie dans ce domaine, a déclaré à la presse Dmitri Peskov. “Cette coopération nous aurait permis d’empêcher de telles attaques de la part des terroristes”, a‐t‐il asséné, avant de blâmer à demi‐mots la communauté internationale : “Le risque de perdre Palmyre nuit à l’image de toute l’humanité civilisée, qui (…) ne fait rien pour lutter contre les terroristes internationaux de l’EI”.

“Mensonge permanent” de Moscou

Les Etats‐Unis sont également accusés d’avoir provoqué “la fuite d’Irak de groupes assez importants de terroristes, ce qui leur a permis de former des groupements importants sur le territoire syrien et passer à l’offensive”.

En réponse, le ministre français des Affaires étrangères Jean‐Marc Ayrault a dénoncé ce lundi “une forme de mensonge permanent” de la part de la Russie dans le conflit syrien, accusant notamment Moscou de “prétendre” combattre le terrorisme tout en laissant l’EI reprendre Palmyre.

L’EI avait pris en mai 2015 le contrôle de la ville classée au patrimoine mondial de l’Humanité, où il avait détruit ou endommagé une partie des ruines antiques, avant d’en être chassé en mars dernier. Cette dernière contre‐offensive, dans un contexte de recul généralisé des forces djihadistes, fait de nouveau planer le doute sur l’efficacité des frappes aériennes menées par la coalition internationale.