Syrie : Hollande lance un “ultimatum humanitaire”

Recevant les ONG actives en Syrie, François Hollande a pointé la responsabilité directe du régime Assad, tout en donnant peu de précisions sur les "responsabilités" à "appeler" en cas de non respect de l'ultimatum.

Il y a urgence.” François Hollande élève la voix. Recevant à l’Elysée plusieurs ONG actives en Syrie, il a lancé lundi 12 décembre un “ultimatum humanitaire” au régime syrien.

Le président a pointé à nouveau la “responsabilité directe du régime syrien et de ses soutiens”, mais n’a pas donné plus de précisions sur la mise en oeuvre de cet ultimatum. “Si l’ultimatum n’est pas entendu, il y a des responsabilités qui devront être appelées”. Il assure que ceux qui s’opposeront à l’aide humanitaire au profit des populations civiles seront “appelés à en répondre”, leur “responsabilité” étant “engagée”. Le tout reste très flou.

Riad Hijab (le représentant de l’opposition syrienne), Médecins sans frontières France, Médecins du monde France, l’Union des organisations de secours et soins médicaux France… Après avoir reçu tout ce beau monde à l’Elysée, Hollande a souligné l’importance de “permettre à 120 000 personnes d’être alimentées, soignées”, militant pour leur “évacuation”.

L’enjeu, c’est d’arrêter cette offensive (sur Alep), ces massacres et ces bombardements”, a poursuivi le président de la République. Avant d’affirmer : “la France doit être en première ligne, [elle] le sera”.