L’invité des matinales : Christian Jacob défend Poutine et Fillon

Le chef de file des députés Les Républicains a défendu le dialogue avec Vladimir Poutine mais aussi les reculades de François Fillon sur ses mesures sur la Sécurité sociale.

Christian Jacob est monté au créneau ce mercredi sur France Info pour défendre le champion de la droite, François Fillon.

Premier dossier chaud : Alep. Alors que l’ex-Premier ministre est partisan d’un rapprochement avec la Russie, soutien de Bachar al‐Assad, Christian Jacob a notamment reproché à François Hollande de ne pas avoir dialogué suffisamment avec Moscou sur la gestion de la crise en Syrie. “On s’est fait piéger à refuser de parler avec les russes et ça nous a conduit à cette situation”, a déploré le parlementaire.

“Il faut parler avec tout le monde. Refuser au Moyen‐Orient d’intégrer la Russie dans la discussion, ça a été une erreur fondamentale”, a‐t‐il également affirmé. Quitte à laisser la lutte contre le régime syrien de côté. “On est dans une guerre : le but, c’était éradiquer Daech. On ne peut pas conduire deux buts de guerre. On a déjà dit que l’avenir de la Syrie ne se fera pas avec Bachar al‐Assad mais la priorité aujourd’hui c’est de combattre Daech.” Une suggestion qu’il a longuement répété lors des dix premières minutes de l’interview de la matinale.

Le système de la Sécurité sociale maintenu

Le député était aussi présent sur le plateau de France Info pour défendre le programme de François Fillon, programme avec lequel il commence à prendre des distances. Pour le député Les Républicains, les reproches faits au candidat à la présidentielle, notamment sur son manque de clarté au sujet de sa réforme de la Sécurité sociale, sont dûs à des caricatures. “François Fillon ne propose pas de moins rembourser la Sécurité sociale. Il l’a dit hier. Il n’a jamais parlé de privatisation, et le système de remboursement maintenu”, a‐t‐il assuré au micro de Jean‐Michel Aphatie.

Il a aussi défendu une des mesures phares promises par l’ex-Premier ministre : la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires. “On peut tout à fait le faire sur le quinquennat, notamment grâce à la réforme du temps de travail qui pourra par exemple se faire dans les hôpitaux, qui mettra en place une augmentation du temps de travail avec le passage à 37 et 39 heures de travail payées davantage.” 

Sur des plans plus anecdotiques, le député LR a avoué ne pas attacher de “considération” à la cause de Greenpeace, qui milite aujourd’hui devant le siège d’EDF pour dénoncer son endettement. Il a aussi affirmé ne pas être favorable au vote à 16 ans, une suggestion proposée aujourd’hui par le syndicat lycéen Union Nationale Lycéenne (UNL). Sur l’affaire Balkany, enfin, il n’a pas souhaité dire plus que le commentaire habituel des représentants politiques sur les affaires de justice : “Laissons la justice passer.” Il a cependant rappelé avoir toujours “soutenu l’investiture de Patrick Balkany”, qui a par la suite choisi de se retirer des élections législatives.