Affaire Bygmalion : voie libre pour un procès

Les recours des mis en examen dans l'affaire Bygmalion ont été rejetés ce jeudi par la cour d'appel. Un procès devrait maintenant pouvoir s'ouvrir, impliquant notamment Nicolas Sarkozy.

C’est peut-être la dernière étape de procédure avant l’ouverture d’un procès : les derniers recours déposés par les mis en examen dans l’affaire Bygmalion ont été rejetés ce jeudi par la cour d’appel de Paris.

Nicolas Sarkozy est directement menacé dans cette affaire de fausse facturation, qui aurait servi à camoufler le dépassement des comptes de la campagne présidentielle de 2012. Si les juges d’instruction suivent les réquisitions du parquet de Paris, l’ex-président de la République sera renvoyé devant le tribunal correctionnel pour financement illégal de campagne électorale.

Outre l’ancien chef de l’Etat, treize autres personnes issues du parti Les Républicains (LR) ou de l’agence Bygmalion sont visées par le parquet : ils doivent être renvoyés en procès pour faux ou usage, abus de confiance ou recel, escroquerie ou complicité, et complicité de financement illégal de campagne.

Dernière possibilité de recours pour les parties : des pourvois devant la Cour de cassation.